‹ Lecons de pathologie expérimentale. Premier fascicule. Du sang et des anémiesChapitre 43 sur 65 · I. DIAGNOSTIC DES CHLORO-ANÉMIES ET DES AFFECTIONS DU COEUR · texte numérisé non relu

I. DIAGNOSTIC DES CHLORO-ANÉMIES ET DES AFFECTIONS DU COEUR

Il arrive souvent que les chloro-anémiques ne se plaignent que de palpitations ou d’une dyspnée spéciale, qui ne s’accuse que par une marche ascensionnelle ; les syncopes manquent ordinairement dans ce cas, mais le médecin constate, comme dans les maladies du cœur, des irrégularités des battements, des bruits de souffle cardiaque et vasculaire. Toutefois, l’analyse de ces divers phénomènes marque de profondes dissemblances entre l’altération humorale et les lésions organiques.

Parmi les affections cardiaques qui en imposent le plus pour la chlorose, il faut compter en première ligne les rétrécissements de l’orifice aortique; en deuxième ligne, les hypertrophies et dilatations des cavités; en troisième ligne, les dégénérescences graisseuses et atrophiques du muscle cardiaque.

Lésion* des valvules. — Les maladies des orifices se traduisent toutes par des souffles cardiaques; si un souffle isochrone à la systole se manifeste principalement à la partie inférieure du ventricule gauche, c’est l’indice d’une insuffisance de la valvule mitrale. Un souffle prèsystoliquc ou diastolique, c’est-à-dire qui, dans cette même région, coïncide avec le deuxième ton du cœur et remplit tout le silence, doit être considéré comme le signe d’un rétrécissement de l’orifice mitral. Or, dans la chloro-

Page 1