ÉTHER EN INJECTIONS HYPODERMIQUES
du carbonate de potasse et de 0,728 après avoir subi la déshydratation.
Si j'insiste sur ce point, Messieurs, c'est qu^l est facile de comprendre que les variations de richesse, soit de l'éther, soit de Talcool, donnent des résultats très différents relativement à la teneur en principes actifs contenus dans les teintures et extraits éthérés. Vous savez que ces teintures et extraits sont préparés avec des composés organiques pour lesquels Talcool et Téther sont des dissolvants de valeur inégale; par conséquent, suivant la teneur en alcool et en élher du mélange servant à l'obtention des extraits, on a une préparation dont la richesse peut être fort différente en principes actifs.
Emplois de l*éther en dehors de l'anesthésie. — L'éther est employé, en outre des cas dont nous venons de nous occuper, dans un certain nombre de circonstances.
J'appellerai d'abord votre attention sur l'emploi de l'éther en injection sous-cutanée. On a trouvé, en effet, dans cet emploi de l'éther un moyen puissant et absolument inoffensif de stimuler énergiquement un organisme en état de collapsus profond, après une hémorragie abondante, ou bien dans un état d'adynamie grave. Vous savez que les injections sous-cutanées d'éther, pratiquées à reprises assez rapprochées les unes des autres et en petite quantité, avec la seringue de Pravaz, par exemple, ont donné de très bons résultats dans le traitement de certains empoisonnements, du choléra; dans tous les cas en un mot où l'on a besoin d'exercer une action stimulante rapide et énergique.
Cette injection sous-cutanée agit de deux façons : d'abord par une excitation des centres, du myélencéphale, identique à celle qui s'exerce dans l'hypno-anesthésie; d'autre part, en raison d'une action particulière exercée par l'éther sur les extrémités périphériques sensitives, d'où résulte une action dynamogénique propulsive, analogue à celle obtenue par la stimulation des organes périphériques, ou même par la faradisation dans certains cas.
Je ne veux pas abandonner ce point sans signaler des accidents qui peuvent se produire et qu'on a eus à constater plusieurs fois. Ces accidents consistent en névrites, et même en paralysies persistantes, lorsque l'injection est faite trop près d'un filet nerveux ou bien lorsque l'aiguille de la seringue de Pravaz a piqué dans son trajet un filet nerveux.