VALEUR HYPNOTIQUE DE CETTE SOLUTION
L*hypotherroie est moins accusée qu'avec le trional employé seul; la diurèse est augmentée. Au réveil, qui est facile et complet, Tanimal ne parait pas incommodé.
Chez le cobaye, et par voie d'injection intra-péritonéale, les doses efficaces sont de 20 centigrammes de trional associé à 40 centigrammes de paraldébyde, par kilo d'animal. Aux doses moitié moindres, on ne peut obtenir de sommeil; et les phénomènes d'excitation et d'incoordination motrice apparaissent seuls : ils ne sont pas de longue durée. Si la dose est réduite au quart, 5 centigrammes de trional et 8 centigrammes de paraldébyde par kilo, l'animal tombe momentanément dans un état de dépression et d'affaissement. Si l'on injecte des doses au contraire plus considérables, elles donnent lieu ides phénomènes d'incoordination, d'ataxie, à un empoisonnement plus ou moins grave.
Chez l'homme, les résultats ont été très satisfaisants. A des doses Tariant de 60 centigrammes à 3 grammes du mélange, on n'a pas observé d'accoutumance, et il n'a pas été nécessaire d'augmenter les doses primitives pour que les malades continuent à bénéficier des vertus somnifères de cette association médicamenteuse. L'observalion a montré également qu'il ne se fait pas d'accumulation et que Félimination est, au contraire, facile et rapide, même à la suite d'un usage quotidien et prolongé. L'hypnose s'est produite plus ou moins rapidement, suivant les doses administrées et la nature de l'insomnie.
Les sujets ont dormi soit quelques heures, soit toute la nuit. On n a jamais observé de manifestations fâcheuses; et l'urine, examinée journellement avec soin, n'a permis de déceler ni indican, ni glucose, ni albumine, ni pigments biliaires, ni pigments anormaux tels que méthémoglobine ou hématoporphyrine. La dose maxima administrée n'a pas dépassé, il est vrai, 3 grammes, soit 1 gramme de trional et 2 grammes de paraldébyde. Chez certains individus, on a pu remarquer une sorte de prolongation de l'action hypnotique caractérisée par un état de somnolence accompagné de bâillements et de paresse intellectuelle.
Chez des neurasthéniques, des alcooliques, des morphinomanes, les résultats ont été excellents. Par contre, dans deux cas de paralysie générale et deux cas de tabès, on a enregistré un insuccès complet, malgré les doses élevées. L'action exercée est surtout hypno-