‹ Leçons de pharmacodynamie et de matière médicaleChapitre 63 sur 486 · MODE D'EMPLOI · texte numérisé non relu

MODE D'EMPLOI

Adulte. Enfant.

ÎTrioaal 20 centigrammes. 5 centigrammes. Paraldéhyde 40 — 45 —

Beurre de cacao 4 grammes. 2 grammes.

On peut encore administrer la solution huileuse sous forme de capsules gélatineuses, ce qui permet de faire arriver le trional à Tétat de dissolution dans Testomac, tout en empêchant le contact de la paraldéhyde avec les muqueuses buccale et pharyngienne, de manière à éviter qu elles ne soient désagréablement impressionnées par Todeur et la saveur de cette substance. Lorsque l'enveloppe de gélatine vient à se rompre dans Testomac, on en est averti par Todeur de Thaleine et par une sensation de fraîcheur à Tépigastre, analogue à celles que i

produit, dans les mêmes conditions, la rupture des capsules gélati- :^

neuses d'éther. La formule de cette solution huileuse serait alors : j

Trional 5 centigrammes.

Paraldéhyde 10 —

Huile d'amandes douces 70 —

Pour une capsule gélatineuse. De 5 à 20 capsules au moment du coucher.

Comme vous pouvez en juger par les résultats que je viens de vous résumer, cette association médicamenteuse a rendu beaucoup plus facile et plus maniable l'emploi et l'utilisation du trional; et je ne doute pas qu*elle soit employée de préférence lorsqu'on aura plus complètement apprécié ses grands avantages.

H me reste, en raison de leur importance au point de vue de la surveillance de l'action médicamenteuse de ces hypnotiques, à vous montrer le spectre de la méthémoglobîne et celui de l'hématoporphyrine. Comme vous avez pu le voir, certains hypnotiques, notamment le sulfonal et le trional, sont capables de déterminer l'apparition de la méthémoglobine ou de l'hématoporphyrine dans les urines. 11 en résulte qu'il est extrêmement important, au point de vue de la direction de son malade et de la surveillance de l'action médicamenteuse, de pouvoir reconnaître la présence de ces substances dans l'urine. J'ai insisté en parlant du sulfonal et du trional sur l'apparition dans l'urine de l'hématoporphyrine, ou, tout au moins, de la méthémoglobine : c'est extrêmement facile et simple de s'en apercevoir.

lie HEHATOPORPHYRINE DANS L URINE

Je VOUS ai dit que l'hématoporphyriae donne à l'urine une coloration très foncée, presque noire en couche épaisse, rouge-jaunàtre en couche mince : eh bien, Messieurs, il est très facile de séparer de l'urine cette matière colorante et de l'examiner au spectroscope pour en recoDDalUre exactement la nature. Il faut bien vous persuader qu'il pas besoin d'un instrument compliqué comme celui-ci pour cet lea, il existe de petits spectroscopes de poche qui peuvent parfai- Dt convenir à cette recherche. Pour cela, traitez ÎSO ce. d'urine me solution renfermant 2 p. 100 de baryte hydratée et 5 p. 100 ilorure de baryum; on ajoute ce mélange jusqu'à cessation récipité, on filtre, on lave à l'eau d'abord, puis avec un peu lol, et on fait digérer le précipité, qui a entraîné la matière ante, avec X gouttes d'acide chlorhydrique et 10 cent. cub. d'alordinaire : sous l'influence de l'acide chlorhydrique, la matière ante se dissout dans l'alcool, lequel prend une coloration plus ou s intense, suivant la quantité d'hématoporphyrine que renferl'urine, et c'est cette solution acide qu'on examine au speclro- :. On voit alors, lorsqu'il s'agit de l'hématoporphyrine, apparaître bandes qui caractérisent la présence de cette substance : en ion acide, la première de ces bandes est étroite, peu intense, et luve immédiatement à gauche de la raie D dans la région orangée ectre; l'autre bande est plus obscure, et se trouve entre les raies E de Frauenhofer, elle se présente sous l'aspect de deux bandes posées d'intensité différente. La présence de la première bande ut à fait caractéristique de l'hématoporphyrine en solution acide, vous voulez contrôler encore ces résultats, vous n'avez qu'à e la solution alcaline, par addition de quelques gouttes d'amoe, et alors ce sera quatre bandes que vous devrez constater ; l'une ine bande étroite, peu intense, à droite et dans te voisinage de e C de Frauenhofer; une autre, beaucoup plus lai^e, débordant e D à gauche et un peu plus encore à droite; une troisième >, obscure, un peu à gauche de E dans la région jaune-verl: . une quatrième bande peu obscure, k contours indécis, prenant iu adroite de E et se terminant vers F dans la région verl-bleu; js verrez la région violette du spectre à droite de F un peu plus nent visible qu'avec la solution acide.

aut tenir compte de ce fait que l'hématoporphyrine présente la bilirubine des relations très étroites : vous savez que la bili-

MÉTHÉMOGLOBINË DANS L'URINE 117

nibine est une matière colorante normale de l^organisme : eh bien, rbématoporphyrine est isomère avec la bilirubine, elle possède la même composition centésimale et n*en diffère que par sa constitution moléculaire.

La bilirubine, vous vous en souvenez sans doute, dérive de Thématioe par soustraction du fer et addition de 2 molécules d'eau :

C"H"Az*0*Fe. Hémaline.

C5*H"Az*0<'. Bilirubine. Hématoporphyrine.

Sous rinfluencedeThydrogène naissant, Thématoporphyrine donne une substance voisine de Thydrobilirubine et de Turobiline, produits de réduction de la bilirubine.

La méthémoglobine se reconnaît à son spectre particulier, qui est caractérisé, en solution acide, par une bande obscure dans la région orangée du spectre, à droite et au voisinage de la raie C de Frauenhofer; une seconde bande, peu obscure, tangente avec la raie D et la débordant à droite; une troisième, plus nette, dans le voisinage et un peu à gauche de E; une quatrième, obscure, large, débordant fortement à gauche de F. Ce spectre se rapproche beaucoup de celui de rbématoporphyrine en solution alcaline, mais il s'en distingue en ce que la bande qui est dans la région de la raie D de Frauenhofer est très étroite et beaucoup plus faible. Je ne serais cependant pas surpris que ces deux spectres aient été, à maintes reprises, confondus; et cela expliquerait les divergences entre les observateurs signalant la présence, dans les urines, les uns de méthémoglobine, les autres d hématoporphyrine. La méthémoglobine se produit toutes les fois que la matière colorante normale du sang se trouve en présence d'agents fortement oxydants ou réducteurs, comme le ferricyanure, le permanganate, le nitrite de potassium, Fiode, Tozone, Teau oxygénée, le pyrogallol et les phénols réducteurs de même espèce, l'hydrogène occlus dans une lame de palladium, etc. Cette action énergique exercée par certains médicaments sur la matière colorante du saog normal s*accompagne toujours d'une destruction globulaire plus ou moins accentuée ; et c'est une chose à laquelle il faut songer quand TOUS administrez des substances médicamenteuses actives comme le sulfonal, le trional, la paraldéhyde, etc. C'est pour cela que je crois nécessaire de vous mettre à même de pouvoir surveiller vous-mêmes l'action des substances médicamenteuses et votre malade sans être à

ACTION DU THEONAL SUR LE C(£UK

- Lettre KOf^eotalioD d'énergie.

- Dimiaoïiiin il'énergie o( ralcotiuomaat.

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