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DIMINUTION DE LA CAPACITÉ RESPIRATOIRE DBS HÉMATIES

benthine ozonisée, et vous allez voir que, tandis que le tube renfermant l'eau distillée va bleuir presque instantanément la teinture de gayac, celui au contraire dans lequel on aura ajouté de l'alcool ne possédera plus cette propriété. Quelle que soit la durée pendant laquelle vous laisserez le mélange en contact, le bleuissement né se produira plus : l'hématie et l'hémoglobine ont perdu complètement la propriété de dynamiser l'oxygène et de réaliser des oyxdations.

Cette expérience que l'on peut réaliser avec le sang mort, si je puis m'exprimer ainsi, c'est-à-dire avec du sang extrait depuis assez longtemps des vaisseaux, se réalise très bien également avec le sang vivant : je veux dire que si l'on prend un animal, un cobaye, par exemple, et si l'on pratique sur lui une injection intra-veîneuse d'alcool, à un titre tel que la solution alcoolique soit incapable de déterminer la coagulation du sang, mais cependant puisse se trouver en quantité appréciable dans le sang circulant de Tanimal, la gouttelette de sang que Ton pourra obtenir par piqûre après cette injection d'alcool sera également incapable de déterminer le bleuissement de la teinture de gayac.

J'ai appelé également votre attention sur ce fait de la diminution de l'alcalinité du sang, diminution certainement et très nettement appréciable et tout à fait en dehors des erreurs expérimentales : à ces phénomènes, vient encore se joindre une diminution notable de la capacité respiratoire des hématies; et cela sous l'influence de doses relativement faibles d'alcool. On voit alors se produire une abolition graduelle de l'hématose, et il est incontestable que cette diminution, cette perversion de l'hématose, est pour beaucoup dans les accidents tardifs que peut déterminer l'ingestion continue de ces doses d'alcool, qui, par elles-mêmes, sont incapables de déterminer les phénomènes de l'alcoolisme aigu, mais qui, par leur répétition, déterminent les phénomènes beaucoup plus graves, au point de vue de leurs conséquences éloignées, de l'alcoolisme chronique.

D'autre part, les expériences de MM. Dujardin-Beaumetz et Jaillet ont montré que cette diminution de la capacité respiratoire était proportionnelle, jusqu'à une certaine limite, à la quantité d'alcool absorbée : je dis jusqu'à une certaine limite, parce que, lorsque la quantité d'alcool absorbé est d'emblée une quantité toxique, cette proportionnalité ne s'observe plus. Dans leurs expériences, ils ont noté une augmentation dans la quantité d'acide carbonique produit,

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