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QUATRIÈME PARTIE. De la cause finale de Vordre rationnel

Dixième Lkçon. — De la vérité et de la science 79

La cause finale de l'ordre rationnel est l'acquisition de la vérité. Définition du vrai et de la vérité : on l'obtient par la science, par V expérience, et par la/bt. — La science est 1° une connaissance de l'objet; 2° certaine; 3° évidente; 4° par ses causes.

Onzième Leçon. — Expérience et foi : Objets formels de la certitude 83

Définition de V expérience; elle est interne ou externe; directe ou réflexe. — Définition de la foi; elle est humaine ou rfiwme; ses conditions. — L'objet formel de la certitude est le motif qui la détermine; quel est ce motif dans les divers ordres des connaissances. — La certitude est métaphysique, physique ou morale.

Douzième Leçon. — Du critérium de vérité 83

Des faux critériums : le vrai critérium est la règle suivante par laquelle Vintelligence juge des choses. — Le critérium suprême, d'après S. Thomas, est la vérité divine : le crilérium participé consiste dans les premiers principes «lis par Dieu dans l'intelligence humaine. — Texte important de S. Thomas. — Dieu, maître de la science humaine, ne doit pas être confondu avec le magistère surnaturel. Quel principe se trouve en toutes les vérités.

Treizième Leçon. — De la méthode de la science 95

C'est la manière d'arriver à la certitude et à la vérité : comment on distingue l'une de l'autre. — La méthode est analytique ou synthétique : dans les sciences particulières, la première est préférable ; en philosophie, c'est la seconde, et on la suivra dans ce cours. — Remarque de S. Thomas sur la nécessité et l'universalité des sciences. Exemples des deux méthodes.

QuATonziÈME Leçon. — De la méthode dans l'expérience et dans

la foi 99

Dans la première il faut bien distinguer les facultés, et considérer l'objet propre de chacune d'elles. — Objet propre, commun, concomitant, per se, per accidens des sens. Avertissements aux naturalistes; le sophisme de Vhoc post hoc, ou du cum hoc. — L'autorité est fondée toute entière sur la science et la véracité de celui qui atteste : ces deux choses se trouvent au suprême degré dans la foi divine; dans la foi humaine, il faut faire attention à plusieurs conditions : autres conditions requises pour les faits.

(1": partie de la métaphysique.)

Objet de la philosophie première, tiré du dernier degré d'abstraction : nécessité d'étudier cette partie de la métaphysique avant la physique; son

importance 110

Quinzième Leçon . — Des universaux « 111

L'universel est quelque chose d''un relativement à plusieurs autres ou dans plusieurs autres. On peut le considérer sous trois aspects: il est réel

physique, ou réel objectif. Conclusion l'e. On doit admettre les universaux de causalité, de représentation et de signification. — ll«. On doit admettre Cuniversel qui est une chose une en plusieurs choses^ — IIi«. Vuniversel réel physique est absurde. — IV«. On doit admettre Vuniversel réel objectif.

Seizième Leçon — De l'être et de ses principales divisions H5

L'homme par la contemplation de lui-même, trouve les objets universels [axiomes) : il s'en rend compte au moyen du langage, sourc e de la philosophie; le premier objet universel est Cêtre, Conclusion I". Le concept de l'être est le dernier dans Vordre analytique de V abstraction, — II«. Dans Vordre synthétique, le concept de l'être est le premier coticept de notre esprit. — 1II«. La connaissanoe de l'être est le premier acte de l'intelligence dans la connaissance de toute chose, — IV^. Le premier principe est le principe de contradiction. — Définition de Vessence; on divise l'être en être physique et objectif; nécessaire et contingent ; possible et existant; absolu et relatif.

Dix-septième Leçoi'^. — Des attributs transcendentauxde Têtre. 120

C'est Vunité, la vérité, la bonté. — Conséquences de l'unité de l'être; les axiomes d'' identité et de diversité. Conclusion I". L'^unitéest un attribut transcendental de Vêtre. — 11^. La distinction n''est pas contraire à Vunité de Vêtre. — 111. Le concept de la multitude diffère du concept du nombre. — IV«. La vérité est un attribut transcendental de Vêtre. — V«. La bonté est un attribut transcendental de Vêtre.

Dix-huitième Leçon. — De l'acte, de la puissance, des causes 133

Dé Vêtre en acte ei de Vêtre en puissance; notions de la puissance et de Vacte. Conclusions I", Aucune puissance ne peut être connue par ellemême^ mais seulement par Vacte qu''eUe peut recevoir ou faire. — IJe. Tout être sujet au changement est composé de puissance et d''acte. — I1I«. On distingue quatre genres de causes. — IV». Les quatre causes influent diversement sur Vêtre de V effet. — V^, Tout être contingent demande une cause. — VI«. Toute cause doit contenir en elle-même de quelque manière la perfection de Veffet.

Dix-neuvième Leçon. — Substance, accident, suppôt, personne,

bypostase, nature 136

Conclusion l'^. La substance est Vêtre qui existe en lui-même, et auquel par sa nature, il n'' appartient pas d^exister dans un autre comme dans son sujet ; V accident est Vêtre auquel il convient par sa nature d''exister dans un autre être, comme dans son sujet. Définitions imparfaites ou erronées de la substance et de V accident. — 1!«. La substance est réellement distincte de Vaccident. Définition du suppôt, de la personne, de Vhypostase, de la nature.

Vingtième Leçon. — De l'ordre, du parfait, du beau; du llci et

de l'infini ; de l'absolu et du relatif 142

Vordre est une disposition convenable des moyens par rapport à la fin. On le divise en ordre cosmique, physique, moral, naturel, surnaturel, individuel, domestique, politique, social, international. Le parfait est une chose achevée; il se divise en ^d^vi-àii métaphysique, parfait physique, et parfait moral. Le beau est ce qui, étant connu, plaît; ses diverses espèces. — Les deux conceptes de Vin fini et du fini viennent des concepts du parfait et de l'imparfait; l'infini en acte dans le nombre et dans l'étendue répugne, \nais non Vinfini. — Vabsolu est l'être qui n'a pas de rapport avec d'autres êtres ; le relatif celui qui en ^: la relation est réelle ou de raison; ses trois éléments.

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Vingt -ET -UNIÈME Leçon. — Notions préliminaires. De la diversité de nature entre les substances corporelles, et de l'agrégat M9

La physique est la science des corps naturels • les corps naturels ce sont les cires qui ont en eux un principe d'opérations. Le système physique dans la nature des corps. Passage remarquable deCicéron. La diversité et la différence entre les suhtances corporelles ne sont pas la même chose; ce que c'est que l'agrégat. Conclusion l". Un grand nombre de substances corporelles sont diverses entre elles par leur nature. — II«. Un agrégat quelconque de substances ou de nature, ne peui pas être appelé une substance ou nature individuelle.

ViNGT-nEuxiÈHE Leçon. — Du Changement dans les substances

corporelles 163

Tassage de la puissance à l'acte, changemenls accidentels et substantiels. Matière première et matière seconde. Forme substantielle a forme accidentelle; cause efficiente. Conclusion l"^. Il y a dans les substances corporelles de véritables changements dans Vêtre accidentel. — 11». Il y a dans les substances corporelles de véritables changements dans l'être substantiel. — 111'=. Les substances corporelles ont une véritable causalité dans la production de Vêtre accidentel et de Vêtre substantiel. — 1V«. Les subsla7ices corporelles ne peuvent produire de changement à moins qu''elles ne soient unies médiatement ou immédiatement.

Vingt-troisième Leçon, — De la manière dont se font les changements substantiels et les changements accidentels 173

Les seconds ne sont connus que jiar rintelligence,et non par rimagination ou par les sens : les termes duquel {a quo) et auquel {ad çwemj ; il est nécessaire qu'un même sujet soit dans les deux termes. La matière seconde reste dans le changement accidentel ; et la matière première seulement dans le changement substantiel : ce que c'est qu'un être purement potentiel. La formation de l'eau par l'oxygène et Tliydrogène : il n'y a rien ab extrinseco , ce n'est pas une addition, mais une éduction de la puissance de la matière. — Citations de S. Thomas et d'Alexandre de llalèz.

ViNGT-QUAiniKME Leçon. — La matière et la forme suivant

S. Augustin 178

L'informe et le formé : la mutabilité des choses changeantes. La matière n'a pas été, et ne pouvait pas être créée sans forme. L'avant et V après relativement à Vin forme et au formé. Comparaison avec la voix informée par le chant : la matière passe d'une forme à une autre, i>ar un changement intrinsèque; par la puissance de l'agent; dans l'iiomme elle vient ab extrinseco. La matière contient toutes les formes en puissance.

V1NOT-CINQU1È.ME Leçon. — De l'état dos éléments dans le composé :

examen de l'analyse chimique.... 190

Deux systèmes opposés: l'un conserve Us éléments tels qu'ils étaient, l'autre les détruit. Ce que c'est qu'un élément. Les formes matérielles sont toutes du même genre ; il ne peut pas y en avoir plus d'une dans la même matière : leur gradation comme les ligures géométriques et les nombres. L'agent les tire toujours de plus en plus parfaites de la matière, jusqu'à celle qui est le terme de la génération.

Pages^ Vingt-sixième Leçon. — Corollaires des doctrines précédentes.. 195»

1» La matière est le principe commun, et la forme le principe spécifique. 2° Il y a autant de formes que d'espèces de corps. 3° Il ne peut pas y avoir de corps n'appartenant à aucune espèce. 4° Toutes les substances encore inconnues, appartiennent à une espèce déterminée. 5° La forme donne l'unité : 6<> Il ne peut y avoir de matière sans forme. 7° Ils est difficile de concevoir la matière, parce qu'elle n'a pas d'acte. 8". La matière première est l'extension indéterminée. 9°. Ce que veut dire : Forma dat esse rei. lO» La forme imite l'archétype divin. 11° Elle dépend in fier i de la matière. 12« Elle est matérielle dans sa conservation. 13° Elle est naturelle aussi dans ses opérations. Passage remarquable de Dantes. Lettre de l'ab. Ant. Rosmini (en note).

Vingt -SEPTIÈME Leçon. — Le système physique et la chimie 205^

Différents objets de la chimie. Conclusion : Le système physique est (Vaccord avec la chimie : On le démontre \° par les corps élémentaires et composés; 2° par les affinités; S» par le changement des substances qui ont de l'affinité entre elles; 4° par le dualisme chimique; 5° par la loi des multiples; 6° par la loi des équivalents . En quel sens l'atomisme chimique nous est opposé, et absurde; témoignages d'illustres matérialistes modernes.

Vingt-huitième Leçon. — Théories contraires à la diversité et

au changement des substances 213^

Système mécanique; pourquoi ce nom; il a trois formes. La !'« admet les atomes essentiellement étendus et résistants ; ses principes sont ramenés à douze chefs. La 2^ admet les atomes comme des points mathématiques essentiellement inétendus et résistants. La 3« admet les atomes étendus et continus virtuellement.

Vingt-neuvième Leçon. — Examen du système mécanique.. 220

Ses trois formes s'accordent à ne donner aux atomes que l'extension et la résistance, et à leur refuser la diversité substantielle ; elles diffèrent dans la constitution qu'elle donnent aux atomes. Conclusion 1". Le système mécanique ne peut être admis comme thèse. En fait d'essence, la science expérimentale est incompétente; ce système contredit le sens commun; les compositions chimiques et le mouvement ne prouvent rien en sa faveur. — II«. Le système mécanique ne peut être admis comme hypothèse. Il renferme des absurdités; il est contraire aux faits. On le démontre par la chimie et par la physique expérimentale; tout ne s'explique pas par les chocs; le pendule; la densité et la raréfaction des corps; certains effets inconcevables. — Difficulté spéciale pour l'homme.

Trentième Leçon. — Autres théories contraires à la diversité et au changement des substances. Système dynamique ; système mixte 2 3

Triple forme du dynamisme, l» Forces attractives et répulsives inétendues; 2o Forces immenses et points centraux ; 3° Forces dilatées dans l'espace. Ce qui est commun à ces trois formes, et ce qui est propre à chacune d'elles. Conclusion : Le système dynamique ne peut être admis ni comme thèse ni comme hypothèse. Système mixte; en quoi il consiste; six remarques pour juger ce système et les autres.

Trente -ET- uNiiÈME Leçon. — De la quantité des subtances corporelles 235

Définition de la quantité ; elle est continue ou discrète, — Conclusion I". Toute substance corporelle est intrinsèquement étendue ; ou quanta. — 11^. La quantité extrinsèque n^ est pas essentielle à la substance corporelle.

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— 111". La compénétration des substances corporelles est surnaturelle, mais elle n^est pas absurde. — IV». La substance corporelle continue, considérée quant à son extension extrinsèque seulement, est divisible indéfiniment. — V«. La substance corporelle continue à des parties entilativement distinctes d''une distinction réelle. — Vl«. La substance corporelle continue, considérée dans une nature physique déterminée, n''est pas divisible indéfiniment .

Thente-decxieme Leçon. — Des qualités des substances corporelles 24G

C'est par la qualité qu'on répond à la demande : quale? elle indique 1° une chose intrinsèque à l'être; 2° une chose qui suppose l'essence; 3° une chose qui soit une forme accidentelle qu'on ne puisse ramener à l'extention. — Conclusion : On doit admettre les qualités dans les substances corporelles» Nous en trouvons en nous en tant que nous sommes intelligents, sensitifs, végétatifs et matériels. — Les rejeter, conduit au système mécanique. — Remarque sur la génération qui fait être aliud non aliter.

TnENTE-TROisiÈME Leçon. — Sultc du même sujet. Attraction 25f

Qu'est-ce que la pesanteur ; on en considère l'^ le principe, 2° le moyen, 3° le mode. Exemple tiré d'un être vivant; le non vivant ne se meut pas lui-même au moyen de l'une de ses parties, il se transporte tout entier vers un autre corps. L'attraction a lieu; 1" grâce à une qualité du corps attiré; 2° par l'action du corps à travers un moyen; 3° par une impression du corps attirant reçue dans le corps attiré. Remarquable doctrine de S. Thomas; gravitation et attraction universelles; elles restent les mêmes dans les corps après qu'ils sont changés.

Trente'Quatrième Leçon. — De l'espace, du lieu, du mouvement,

du temps 25C

Ce que c'est que Vespace. Conclusion : Il y a de Cespace absolument vide. — Ce que c'est qu'un lieu; il est intrinsèque et extrinsèque ; relatif et absolu. — Le mouvement est l'acte d'un être en puissance, en tant qu'il est en puissance ; il se divise en mouvement local, mouvement dalleralion et mouvement d'accroissement ou de décroissement ; dans le mouvement local on considère: \° la tendance; 2° la direction; 3>' le terme : Quoi movetur, ab alio movetur. — La durée est la permanence de l'être dans son existence; il y en a trois : 1° l'éternité; 2° l'immortalité {œvum); 30 le temps, qui est la mesure du mouvement sous le rapport de l'antériorité et de la postériorité; quelle en est la mesure.

Trente-cinquième Leçon. — Des lois physiques 264

La /oi est une règle qui meut celui à qui elle est imposée. La loi première et universelle est la raison divine. Elle s'applique diversement aux différentes choses; aux êtres raisonnables par la raison; aux sensitit» par les instincts; aux autres par des dispositions imprimées en eux pour les lins qui leur ont été déterminées. — Doctrine de S. Thomas. Dans toute la nature sont imprimés les principes de ses opérations. — Les raisons séminales d'après S. Augustin sont les forces actives et passives des productions et des changements naturels. Différents ordre» de ces forces, sans lois physiques il n'y a point d'ordre physique.

Objet de la physique particulière.

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