‹ Leçons de philosophie sur les principes de l'intelligence, ou sur les causes et sur les origines des idées (volume 2)Chapitre 105 sur 117 · EECHERGHE DE LA VÉRITÉ · texte numérisé non relu

EECHERGHE DE LA VÉRITÉ

que la Logique d'Arîstote n'esl pas de grand usage, a cause qu'elle occupe trop Tesprit, et qu'elle le détourne de l'attention aui choses qu'il devrait considérer pour les pénétrer. Que ceux donc qui n'aiment que les mystères et les choses extraordinaires, quittent, pour quelque temps, cette humeur, et qu*i1s apportent toute l'attention dont ils sont capables, afin d'examiner si les rt gles qu'on va donner suffisent pour conserver toujours l'évidence dans les perceptions de Tesprit, et pour pénétrer les choses les plus cachées. S'ils ne se préoccupent point injustement contre la simplicité et contre la facilité de ces règles, j'espère qu'ils reconnaîtront par l'usage qu'ils en feront, et que nous montrerons dans la suite qu on en peut faire, que les principes les plus clairs et les plus simples sont les plus féconds, et que les choses extraordinaires et difficiles ne sont pas toujours aussi utiles que notre vaine curiosité nous le fait croire.

Le principe de toutes ces règles est, qu^il faut toujours conserver r évidence dans ses raisonnemens , pour découvrir la vérité sans crainte de se tromper. De ce principe dépend cette règle générale qui regarde le sujet de toutes nos études, savoir, que nous ne devon s raisonner que sur des choses dont nous avons des idées claires^ et par une suite nécessaire, que nous devons toujours commencer par les choses les plus simples et les plus faciles , et nous y arrêter fort longtemps avant que d'entreprendre la recherche des plus composées et des plus difficiles,

L^ règles qui regardent la manière dont il s'y faut

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