‹ Leçons de physiologie élémentaireChapitre 136 sur 158 · ÉPIDERME ET ÉPITHÉLIUM · texte numérisé non relu

ÉPIDERME ET ÉPITHÉLIUM

les globules de la lymphe (leçon 111). Ces tissus croissent constamment par leurs parties profondes et se réduisent en poussière, avec une constance égale, sur leur surface libre.

La partie profonde consiste en une couche de cellules à noyaux arrondis, comme celles dont nous avons parlé et dont le nombre s’accroît constamment par la division spontanée des noyaux et des cellules. L’augmentation de leur quantité, réalisée de la sorte, délermine une propul-

Fig. 75. — Épithélium ciliaire.

a, tissu vasculaire sous-mu queux ; b, couche profonde de cuues cellules épithéliales; c, cellules cylindriques complètement développées munies de leurs cils.

Grossissement d'environ 350 diamètres.

sion vers la surface de l’excès du nombre des cellules ; en route, ces cellules s’aplatissent et leurs parois acquièrent une texture cornée. Arrivées à la surface, elles ne sont plus guère que des écailles mortes cornées et se détachent (fig. 74). L’épithélium de ce genre s’appelle squameux. On le trouve à la bouche et l’on peut toujours avoir de ces écailles en abondance en raclant l’intérieur des lèvres.

Dans les autres parties du canal alimentaire, comme

par exemple dans les intestins, les cellules épithéliales complètement développées, sont placées côte à côte perpendiculairement à la surface de la peau. Cet épithélium porte le nom de cylindrique (fig. 75). Dans quelques glandes, telles que les glandes gastriques, les cellules épithéliales restent globuleuses.

L’épithélium ciliaire est ordinairement du genre cylindrique et ne diffère des autres épithéliums que parce qu’à la surface du premier sont implantés un ou deux filaments qui vibrent incessamment.

i. Sur quelques points de la peau l’épiderme se métamorphose en ongles et en cheveux.

Sous chaque ongle la couche profonde de la peau est particulièrement modifiée pour former le lit de l’ongle. Elle est très-vasculaire et forme de nombreux sillons parallèles semblables à des papilles allongées (fig. 76, B C). Les surfaces de ces papilles sont recouvertes de cellules épidermiques naissantes et qui, à mesure qu’elles s’aplatissent et deviennent cornées, se réunissent pour former une lame continue solide, l’ongle. A la région postérieure du lit de l'ongle, la peau forme un repli profond au fond duquel, de la même manière, de nouvelles cellules épidermiques s’ajoutent à la base de l’ongle qui se trouve ainsi forcé de pousser.

L'ongle recevantainsi constamment des additions de cellules d’en bas et d’en arrière, glisse légèrement en avant sur son lit et s'avance au delà de l’extrémité du doigt; ou il s’use ou est coupé.

5. Un cheveu est composé comme un ongle, de cellules cornées réunies, mais au lieu d’ètre enveloppé en partie seulement dans un repli delà peau, il est tout d’abord remfermé entièrement dans une sorte de sac, le bulbe pilifère, du fond duquel s’élève une papille qui correspond à un

Page 1