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DÉVELOPPEMENT DES DENTS

jusqu’au collet, point auquel l’émail s’amincit et se fond dans le cément (fig. 85, A, B).

L’émail est le tissu le plus dur de l’économie; il ne contient pas plus de 2 pour 100 de matière organique.

Le cernent recouvre les racines et offre la texture d’un véritable os; mais comme il n’offre qu’une couche fort mince, il est dépourvu de canaux d’Ilavers (fig. 85, C).

15. Le développement de la dent commence longtemps avant la naissance. Un sillon se montre dans la gencive, sur le côté de chaque mâchoire et au fond de ce sillon de la gencive, cinq papilles vasculaires et nerveuses s’élèvent, ce qui fait vingt en. tout. Les parois du sillon se développent simultanément entre ces papilles et sur chacune d’elles et se trouve de la soi te enfermées dans ce que l’on appelle les sacs dentaires.

Peu à peu chaque papille prend la forme d’une dent future. •Ensuite il se produit un dépôt de matière calcaire au sommet de la papille, qui s’étend de là en bas, vers sa base. Sur la couronne il prend la forme d’émail et de dentine; sur la racine il prend la forme de dentine et de cément. A mesure qu’il se développe, il entame la substance de la papille, qui persiste à l’état de bulbe dentaire. Les dents complètement formées pressent sur les parois supérieures des sacs dans lesquels elles sont renfermées, et déterminant une absorption plus ou moins complète de ces parois, elles se frayent un chemin et l'on dit qu’elles percent.

La poussée de celle première série de dents, appelées provisoires ou dents de lait, commence vers le sixième mois et se termine vers la fin de la seconde année. On en compte alorsvingt, huit incisives, quatre canines ou œillères et huit molaires.

Chacun des sacs dentaires des dents de lait produit, à

mesure qu’il se forme, une petite prolongation qui se loge dans la mâchoire, grossit et développe une papille à l’aide de laquelle se forme une nouvelle dent. A mesure que cette nouvelle dent augmente de volume, elle comprend la racine de la dent de lait qui l’a précédée, et détermine de la sorte l’absorption de la racine, et finalement la chute de la dent, dont elle prend la place. Ainsi chaque dent de lait se trouve remplacée par une dent de la dentition dite permanente. Les incisives permanentes et les canines sont plus grosses que les dents de lait du même nom, mais, d’ailleurs, elles s’en distinguent fort peu. Les molaires permanentes, qui remplacent les molaires de lait, sont petites, et leurs couronnes ou fac n s horizontales, n’ont que deux saillies ou cuspides; c'est pourquoi on les appelle bicuspides. Elles n’ont jamais plus de deux racines.

•14. Nous avons, parce qui précède, expliqué l’existence de vingt dents. Mais comme la dentition complète* de l’adulte se compose de trente-deux dents, douze molaires viennent s’ajouter aux vingt dents qui correspondent aux dents de lait et les remplacent. Quand le cinquième sac dentaire, c’est-à-dire le plus en arrière des dents de luit, est formé, la partie du sillon qui se trouve en arrière se recouvre d’une membrane, de même que pour les dénis de lait (fig. 15) et s’étend, dans la partie postérieure de la mâchoire où elle se divise en trois sacs dentaires. Dans ces sacs, des papilles se forment et donnent naissance aux grosses molaires permanentes, qui ont quatre et quelquefois cinq saillies (ou cuspides) sur leurs couronnes carrées, et à la mâchoire supérieure possèdent ordinairement trois racines.

La première de ces dents, la molaire antérieure de chaque côté, est celle qui perce le plus tôt de toutes les dents permanentes; elle se montre vers l’âge de six ans. La der-

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