‹ Leçons de physiologie élémentaireChapitre 60 sur 158 · SOURCES DE PERTES · texte numérisé non relu

SOURCES DE PERTES

rempli de globules qui, ainsi que tous les éléments vivants, vieillissent et meurent, le résultat de leur décomposition s’y accumule. Il s’ensuit que le sang, pour être maintenu dans un certain état de pureté, doit se débarrasser constamment des matériaux usés qui sont sans cesse ajoutés à sa masse ou qui prennent naissance dans son sein. C'est ce que l’on appelle \' excrétion.

2. Trois genres distincts d’organes sont spécialement chargés de la fonction d’excréter continuellement l’acide carbonique, l’eau et l’urée. Ce sont les poumons, les reins et la peau (voy. I, g 25). C'est pourquoi ces trois* grands appareils organiques peuvent être considérés comme des moyens de drainage du sang, c’est-à-dire comme autant de canaux par lesquels il perd incessamment une partie, de sa substance.

En outre, à mesure que le sang traverse les capillaires, il perd en permanence des matériaux qui se répandent dans les tissus environnants.

Un autre genre de perle se produit à la surface du corps en général et à l’intérieur du corps à la surface des conduits de l’air et des poumons. La chaleur s’échappe sans relâche de la surface du corps par radiation, évaporation et conductibilité ; des poumons par évaporation principalement.

3. Le sang qui entre dans le foie abandonne toujours des substances à cet organe ; mais cette perte n’est que temporaire, car presque toutes les substances introduites, converties en sueur et en bile, rentrent dans le courant de la circulation, dans le foie lui-même ou ailleurs.

En outre, la perte de substance faite par les poumons dans l’expiration est partiellement compensée par le profit non moins constant qui résulte de la quantité d’oxygène absorbée à chaque inspiration, tandis que la combustion

qui s’opère dans les tissus à l'aide de cet oxygène est la source non-seulement de la chaleur qui est exhalée par les poumons, mais encore de celle qui est enlevée de la surface générale du corps. Enfin la perte par exsudation des capillaires est jusqu’à un certain point compensée par le profil de l’apport des lymphatiques et des glandes en culs-de-sacs.

4. Dans les exemples que nous venons de donner, la perte et le gain sont incessants et continuent aussi longtemps que la vie et la santé subsistent. Mais il y a certaines autres opérations qui déterminent une perle ou un gaitf î>our le sang et qui ne sont point incessantes, c’est-àdire qui 11 e s’exécutent qu’à certains intervalles.

Pour la nerte, ce sont les actes de plusieurs glandes sécrétoires qui séparent certaines substances du sang à des périodes régulières et qui, dans l’intervalle, sont en repos.

Pour le gain.ee sont: l°la contraction des muscles, qui pendant leur activité font pénétrer dans le sang une grande quantité de matériaux usés, et 2" les fonctions du tube digestif, qui pendant un certain temps après le repas introduisent dans le sang de nouveaux matériaux.

Dans quelques cas, la peau, en absorbant certaines substances, peut devenir une source de gains.

5. Les sources de perles et de gains pour le sang peuvent être commodément classées sous forme de tableau ainsi qu’il suit :

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