LA VESSIE
que les rognons d’un mouton, mais est un peu plus gros. Le côté déprimé ou concave est tourné en dedans ou vers l'épine; le côté convexe est tourné en dehors (fig. 25). Au milieu du côté concave (appelé le hile) de chacun des reins un long tube de petit diamètre, l'uretère (Ur), se dirige vers la vessie (Bl).
La vessie, située dans le hassin, est un sac ovale dont les parois contiennent de nombreuses fibres musculaires non striées, taudis quelle est tapissée à l’intérieur par une membrane muqueuse et revêtue à l’extérieur par le péritoine. Les uretères s’ouvrent côte à côte, mais à une petite distance l’un de l’autre, sur la paroi postérieure et inférieure de la vessie (fig. 25,1, 1). Au-devant d’eux se trouve un orifice simple qui conduit au canal appelé l 'urèthre (fig. 25, 2), par lequel la cavité de la vessie est mise en communication avec l’extérieur du corps. L’orifice des uretères pénètre obliquement dans les parois de la vessie, de sorte qu’il est beaucoup plus facile aux liquides de passer des uretères dans la vessie que dans l’autre sens, de la vessie aux uretères.
Au point de vue mécanique, il y a peu d’obstacles au libre passage des liquides des uretères dans la vessie, de la vessie dans l’urèthre et de là a l’extérieur. Mais quelques fibres musculaires, arrangées en cercle autour de la région appelée le col de la vessie, où se trouve l’ouverture de l’urèthre, constituent ce qu’on appelle un sphincter et sont d’ordinaire, pendant la vie, en état de contraction, de façon à fermer l’ouverture pendant que d’autres fibres musculaires sont relâchées.
C’est seulement par intervalles que cet état de choses est changé ; lorsque les parois de la vessie se contractent pendant que le sphincter se relâche, son contenu, l’urine, est évacué. Mais quoique l’expulsion de la sècrèti
le
! JW.
m LEÇONS DE PHYSIOLOGIE. — V.
reins soit intermittente, cette sécrétion est constante et l'urine coule, goutte à goutte, de l’orifice des uretères dans la vessie; il s'y accumule jusqu’à ce que sa quantité soit suffisante pour donner lieu à des sensations de malaise qui forcent à l’expulser.
7. L’excrétion par les reins de résidus azotés et d’eau avec un peu d’acide carbonique est ainsi strictement comparable à celle d’acide carbonique et d’eau avec un peu d’urée par les poumons, dont les cellules servent de lieu d’accumulation incessant pour l’acide carbonique et la vapeur d’eau qui en sont périodiquement expulsés par l’acte de l’expiration. Mais les opérations de l’appareil rénal diffèrent de celles des organes respiratoires par l’intervalle beaucoup plus long qu’elles comprennent entre les actes expulsifs, et plus encore par cette circonstance que, tandis que la matière que les poumons absorbent du dehors est aussi importante que celle qu’ils chassent, les reins n’absorbent rien.
8. La sécrétion rénale a naturellement une réaction acide et consiste en urée, acide urique et quelques autres produits divers de moindre importance, y compris certaines matières colorantes; en outre, des substances salines et gazeuses s’y rencontrent tenues en suspension dans une grande quantité d’eau.
La quantité et la composition des urines varient énormément selon le moment du jour, la température et l’humidité de l’air, l’état de jeûne ou de plénitude du canal alimentaire et la nature des aliments.
L’urée et l’acide urique sont tous deux composés des éléments carbone, hydrogène, oxygène et azote. Mais l’urée est beaucoup plus soluble dans l’eau, et sa quantité excède beaucoup celle de l’acide urique.
lin homme d’une bonne santé moyenne excrète environ