‹ Leçons de physiologie, expérimentaleChapitre 11 sur 117 · APPAREILS MÉCANIQUES DE CONTENTION · texte numérisé non relu

APPAREILS MÉCANIQUES DE CONTENTION

toujours line plaque percée de trous, soit métallique et en forme de cuvette, comme dans l'appareil de Malassez, soit une simple planche de bois. Une tige métallique verticale, placée à l'une des extrémités de cette plaque, sert à fixer le mors ou l'appareil qui en tient lieu.

FiG. 30. — Appareil de Tatia : mod6lo pour le rat.

Dans V appareil de Tatiii (fig. 3o et 3i), l'appareil fixateur de la tôte consiste en une tige courbée ayant à peu près la courbure du crâne.

Celte tige se termine, à l'une de ses extrémités, i)ar une articulation à boule qu'on peut immobiliser dans la position que Ton désire par une vis de pression.

Fig. 31. — Appareil de Tatin: modèle pour le chat.

L'autre extrémité de la tige, recourbée à angle droit, se bifurque. On peut saisir le cou de l'animal entre les deux branches de cette fourche. D'autre part, un anneau glissant sur la tige, et fixé où l'on veut par une vis, sert à embrasser l'ensemble des deux mâchoires vers le bout

APPAlîi:/LS DE TATIX. CZEIÎMACK. MALASSEZ .31

(lu museau de Taniinal. L u simple coup d\v\[ sulliL pour comprendre ce disposilif.

\ùippareil (le Malassez ifesl, en somme, qu'une modification, mais l'orL ingénieuse, de celui de Tatin. Là encore (fig. \S->.) on trouve une fourche pour embrasser le cou de l'animal et un anneau pour prendre le bout du museau. Le perfectionnement consiste surtout en ce qu'on peut avoir des fourches et des anneaux de rechange propor-

FiG. il. — Appareil à contention de Malassez : Cu cuvette métallique ; F fourche embrassant le cou ; A anneau pour le museau, maintenant le bout du nez de l'animal ; M manette pour manœuvrer A et F ; V vis de pression ; T tige support mobile.

tionnés à la grosseur de l'animal. De plus, la fourche et l'anneau sont portes chacun à l'extrémité d'une tige. Ces deux tiges parallèles peuvent glisser l'une sur l'autre, ce qui permet de rapprocher l'anneau de la fourche. La tige de cette dernière est plus longue que celle qui porte l'anneau, et présente à son extrémité une manette par la(|ue]le on peut la saisir quand on veut s'emparer de l'animal. De cette manière, on immobilise la tête, sans se mettre à portée des mâchoires ou des griffes. C'est cette tige que l'on fixe à hauteur et inclinaison variables sur celle qui est dressée verticalement sur les rebords de la planchette en cuvette où sont percés les trous destinés à l'attache des membres. Cette dernière tige peut être déplacée le long du rebord.

Dans V appareil de Czennack (fig. et :M ), deux

APPAREILS MÉCAMQIES DE COATESTIOX

pièces basculaiil Yune sur l'autre, et qu'on rapproche à l'aide d'une vis, maintiennent, l'une la mâchoire supérieure, l'autre la mâchoire inférieure; l'axe de rotation du mouvement de bascule est constitué par une barre transversale

Fio. 33. — Appareil de Czermack : m mors.

qu'on introduit dans la bouche, en arrière des canines : tout l'ensemble du mors est fixé à une tige pouvant se déplacer horizontalement et verticalement le long d'une autre tige.

Fiti. 3'f. — Dëtaii du mors: lia barre du mors ; hi branche iafériouro ; hs branche

supérieure.

Table laboratoire de R. Dubois (voir p. 6, lig. -). — Gomme son nom l'indique, cette table renferme la plupart des choses nécessaires aux physiologistes. Elle est composée d'abord d'un meuble à tiroirs, avec une chambre vitrée centrale, contenant les instruments de vivisection, les appareils enregistrants et enregistreurs, les objets destinés aux pansements, à l'anesthésie, etc. Dans la partie inférieure se trouvent des piles fournissant l'électricité pour

RÈGLES A SU VUE l'OlR ATTACHE H LES ANIMAUX 33

l'éclairage, rexritatioii électrique, la galvanocaiistiqiie et le mouvement soulllet spécial à respiration artifi(;ielle

faisant mécaniquement l'inspiration et l'expiration.

Au-dessus de la table du meuble se trouve la table à vivisection proprement dite : elle consiste en un grand plateau métallique eu forme de cuvette, porté par une forte vis, s'enfonçant dans le meuble et permettant de le monter ou de le descendre à volonté. De plus, cette table peut s'incliner dans divers sens et aussi, disposition très avantageuse, être repoussée en dehors, de façon à découvrir la table du meuble, quand l'opération est terminée. Cette dernière reçoit alors les instruments et appareils explorateurs, enregistreurs, etc.

La grande cuvette métallique est à double fond. Le supérieur, mobile, est percé de trous permettant l'écoulement du sang, de l'urine, etc., qui ne souillent plus l'animal. Le fond inférieur est percé de deux trous seulement, au-dessous desquels sont suspendus deux petits seaux métalliques pour recevoir les liquides. Sur les bords de la cuvette, on peut fixer avec des vis de pression, à la place voulue, une série de tiges verticales servant à attacher les membres, fixer les mors, supporter la petite lampe électrique à support articulé ou photophore, etc.

RÈGLES A SUIVRE POUR ATTACHER LES ANIMAUX. — Quaud

on veut attacher un animal sur une table à vivisection, il faut d'abord immobiliser les mâchoires : on commence donc par lui mettre le mors. Si celui-ci exige, pour être placé, l'ouverture de la bouche, il faut, malgré les résistances de Tanimal, le forcer à l'ouvrir en écartant les mâchoires ou en pinçant les narines.

Le plus souvent, il suffit de présenter le mors en appuyant la barre transversale sur la partie antérieure des ar('ades dentaires : si le sujet veut crier ou mordre, on en profite pour placer vivement l'instrument. L'animal,

R. Dubois. Physiolog. expônment. "

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