‹ Leçons de physiologie, expérimentaleChapitre 23 sur 117 · EXCITATEURS · texte numérisé non relu

EXCITATEURS

niveau est comparable à la force électromotrice; le débit, qui est proportionnel à cette pression et qui est comparable à l'intensité, est inversement proportionnel à l'étroitesse du tube de communication, qui représente la résistance.

Un courant est instantané quand les points, réunis par le conducteur, se mettent immédiatement en équilibre électrique, et nous comparons ce fait au cas de deux vases communiquants dont les niveaux, préalablement différents, ne tardent pas à s'établir identiques. Il est continu lorsque les différences de potentiel restent persistantes. Les machines électriques, d'où l'on tire des étincelles, donnent des courants instantanés, les piles des courants continus. Ceux-ci sont encore appelés voltalques par les physiologistes.

On appelle induit le courant qui prend naissance dans un conducteur, lorsque l'on fait passer un flux d'électricité dit courant inducteur dans un conducteur voisin. C'est seulement au moment où ce courant commence à passer, ou quand il cesse de passer, que se produit l'induit, d'où deux courants : induit de fermeture et induit d'ouverture )i). Ces courants portent encore, en physiologie, le nom de courants faradiques .

Excitateurs. — En principe, un excitateur se compose de deux fils métalliques en relation avec les deux pôles d'une pile ou d'une bobine. Dans la pratique, on donne à ces excitateurs des formes variables suivant leur usage.

Le plus simple est Vexcitateur à pointe ou à crochets (fig. 72 et 73), qui se compose de deux fds de pla-

(i) On dit qu'un courant ou le circuit qu'il traverse est fernid, lorsqu'il y a communication conductrice entre les deux points à polcnlicls diflcrents : la fermeture est le moment où on établit cette communication ; le courant ou circuit est ouvert quand la communication est interrompue : l'ouverture est le moment de cette interruption.

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