‹ Leçons de physiologie, expérimentaleChapitre 5 sur 117 · I.', l\stbl mej\ts enregistrants · texte numérisé non relu

I.', l\stbl mej\ts enregistrants

soil déprimée, on rélablil ré(jiiili])i'o à l'aitle d'une clarinette, (|iii n'est autre chose qu'un court tube niélallif|ue (ju'on installe sur le trajet du caoutchouc allani de l'explorateur à l'enregistreur, et tpii est muni d'un orifice à soupape : celui-ci peut être ouvert ou fermé à volonté au moyen d'une clef à levier. Nous nous occuperons des autres (piestions de réglage à propos de la position à donner au tambour par lapport à l'appareil enregistreur.

Autres modes d'inscripïio-N. — En physiologie, on if emploie pas toujours forcément les tambours, on agit parfois directement sur le levier inscripteur : c'est le cas du myographe simple. Nous aurons à faire fonctionner un certain nombre de ces appareils au cours de nos leçons et nous n'y insistons pas ici. Signalons seulement, en passant, (|ue, toutes les fois (|ue l'on agit sui' un levier oscillant autour d'un point lixe, l'extrémité de la plume décrit, non une ligne droite, mais une ligne courbe, dont le rayon a la longueur du levier, et (|ue, par conséquent, les tracés sont toujours un peu défornu'S.

Il ne faut pas, dans ces cas, donner trop d'amplitude au (léj)lacement (hi levier, sous peine de voir la pointe de la plume quitter la surface du cylindre.

Installation des instruments par rappoht au cylindre. — A part certains cas exceptionnels, manomètre inscripteur, myographe simple, elc, les instruments enregistrants, tels que tand)our ou signal, sont fixés à l'aide d'une douille sur une tige parallèle à l'axe du cylindre.

Celle-ci est à demeure quand le cylindre possède le mouvement de translation comme tians l'apparçil de Dubois; sinon, elle est fixée à l'aide d'une vis de pression sur la tige verticale du (diariot dont nous avons parlé précédemment, ou d'un simple pied à base solide, pour éviter les trépidations. Il faut alors s'assurer de

INSTALLATION DES INSTRUMENTS j-,

son parallélisme an cylindre. Le plus souvent, la douille a la forme d'un anneau, mais il est plus commode de lui donner celle d'une virole fendue. Dans ce cas, en eÔet, on peut mettre l'instrument sur son support, ou l'en détacher, sans qu'il soit nécessaire de le faire glisser sur toute la longueur de la tige ni de déplacer ceux qui se trouvent parfois vers l'extrémité libre. Une vis de pression fixe la douille au point voulu.

On doit s'arranger de manière que la plume de l'instrument enregistrant porte sur la génératrice supérieure du cylindre enregistreur quand il est horizontal, et que cette plume ait une direction légèrement plongeante, mais jamais ascendante, tout au plus de niveau avec la génératrice supérieure; dans ce cas, la pointe du stylet doit être recourbée en bas.

Ce réglage se fait à la main ou bien mécaniquement comme dans le tambour de Cham>eau, où une vis B permet d'approcher à volonté l'extrémité de la plume de la surface du cylindre et de la faire toucher juste au point désiré (fig. lo).

PiG. 10. — Tambour do Cliauveau avec vis de réglage : A pour approcher ou éloigner le tambour, B pour le relover ou l'abaisser.

Si l'on ne doit installer qu^ui instrument enregistrant, tout se borne à ce que nous venons de dire; mais, quand on en a plusieurs, pour prendre des tracés simultanés et synchrones, il faut faire en sorte que les extrémités de toutes les plumes portent sur la môme génératrice du cylindre; on s'en assure en déplaçant latéralement le chariot portant les instruments, ou bien le cylindre

Ki INSrnUME^TS EMtEGISTRANTS

qnaiid les instruments sont fixes. Les tracés cle toutes les plumes doivent alors se confondre en une seule ligne.

Ce réglage est diflicile à faire à la main : aussi les bons instruments portent-ils une vis (fig. lo) permellaiil d'avancer et de reculer la plume suivant les besoins.

FiG. 11. — Support, dont la vis V permet de déplacer simultanément plusieurs instruments enregistrants (ici un tamijour T et un signal S).

Quand les tracés sont pris, il est souvent commode de pouvoir relever en bloc tous les instruments, sans déranger le réglage préalable; on y arrive en munissant la tige horizontale qui porte ces instruments d'une vis qui la fait basculer en les entraînant dans leur ensemble. Pour prendre de nouveaux tracés, on n'a qu'à tourner cette vis en sens inverse et on ramène tous les instruments, d'un coup, on contact avec le cylindre (fig. ii).

TROISIÈME LEÇON Mesure du temps.

Si le cylindre enregislreur tournait avec une vitesse absolument régulière et uniforme et s'il accomplissait sa rotation dans un temps bien déterminé, il serait inutile de prendre des graphiques spéciaux du temps.

En efl'et, supposons un cylindre qui effectue un tour complet en une minute et qui possède une vitesse rigoureusement uniforme : chaque fois qu'il aura accompli un soixantième de tour, il se sera écoulé une seconde. Il suffirait donc de diviser la bande de papier déroulé en soixante parties égales, pour tracer des traits dont la distance comptée sur la ligne des abscisses représenterait un espace de temps de la durée d'une seconde.

De même, si le cvlindre tournait à la vitesse d'un tour à la seconde, il suffirait de diviser la bande de papier en cent ])arties égales pour avoir ainsi les de seconde.

Malheureusement, il n'en est pas ainsi : i" le cylindre ne tourne pas d'une façon absolument uniforme; ia" il n'accomplit pas toujours sa rotation en une de nos unités de temps, minute, seconde, etc. Il en résulte que, lorsqu'on prend le graphi(|ue d'un phénomène et qu'on veut avoir sa durée, il faut simultanément enregistrer le temps. La projection de la courbe sur la ligne des temps mesurera cette durée.

Nous avons vu que la durée des phénomènes physio-

R. Dubois. Physiolog. expériment. 2

hS MllsriiK I)V TEMPS

logiques qiio Vow enregistre est extrêmement variable.

Les uns s'écoulent clans un espace de temps de plusieurs secondes, les autres dui ent une fraction de seconde seulement. Pratiquement, on doit pouvoir enregistrer la seconde, la demi-seconde, le centième de seconde.

Les deux premiers temps s'enregistrent à l'aide du ■métronome enregistreur, le troisième à l'aide d'un diapason chronographe associé à un signal de Depretz.

MÉTRONOME E>jREGisTREUR. — Lc métronome est construit sur le même plan que l'appareil qui sert aux musiciens, c'est-à-dire qu'il consiste essentiellement en un pendule renversé dont les durées d'oscillalion sont variables par suite du déplacement d'une masse pesante pouvant glisser le long de la tige du pendule. Il en diflere en ce que les oscillations peuvent être enregistrées à l'aide d'une transmission spéciale , soit à air, soit électrique (fig. ly). La transmission à air se fait d'une façon extrêmement simple. Sur un côté du métronome est placé un tambour T que l'extrémité du pendule vient frapper à chaque oscillation double, tube de caoutchouc à un fois que le premier est

Fig. 12. — Métronome onregistreur : I, tambour que la tige r mnuio de la masse mobile /> peut venir Irapper à ciiaquo oscillatiou double ; b b', pointes de platine qui. venant plonger alternativement dans les cuves a et n' pleines de mercure, peuvent établir par ce contact un circuit électrique.

Le tambour est relié par un tambour enregistreur. Chaque

S/GXAL DE DEPRETZ

frappé, la pliimo du second tambour est déviées vient marquer un trait sur la surlace du cylindre.

La transmission élcvtrùjue est moins simple (fig, lii). Le pendule p porte à sa base, près du point d'oscillation o, une barre transversale t à laquelle peuvent être fixées deux pointes de platine a((\ Dans les mouvements d'oscillation du pendule, ces pointes viennent plonger alternativement dans deux petites cuvettes ce' remplies de mercure : ces contacts peuvent fermer un courant électrique que l'on envoie dans un sie-nal

de Depretz, dont nous donnons plus loin la description.

Voici la réalisation pratique du dispositif.

On prend une pile de Grenet ordinaire P et l'on en réunit un pôle à l'aide d'un fil à une première borne B, en communication avec une des cuvettes remplies de mercure; cette cuvette est elle-même réunie à l'autre par une lame transversale qui établit la communication métallique. Du pendule oscillant, par l'intermédiaire d'une seconde borne B', repart un fil qui va s'attacher à l'une des bornes b du signal de Depretz. De l'autre borne du signal part un nouveau fil en communication avec le second pôle de la pile. Il estfacile de concevoir qu'à chaque oscillation simple du pendule, par suite du plongement d'une pointe do platine dans la cuvette correspondante, le courant est fermé et passe dans le signal de Depretz.

SiG>-AL DE Dkprktz. — Cet appareil (fig. i4) consiste en

Fig. 13. — Schéma du métronome enregistreur: t tambour, /; tige oscillant autour du point a: a a' pointes de platine venant plonger â chaque oscillation dans une des cuvettes c c'; 1' pile ; B B' bornes du métronome ; b b' bornes du signal: ^' tige qui, enlevée, isole la cuvette c'. Le courant, au .lieu d'être établi à chaque oscillation simple, ue passe plus dé- .sormais qu'à chaque oscillation double.

80 MK.SL'UJ- DL JE M PS

un pelil éiecU'O-aimant E qui peut alLirer, chaque fois qu'un courant y passe, une petite plaque de 1er doux j)\ cette plaque est retirée en arrière, quand le courant ne

passe plus, par un ressort antagoniste/-. Il en résulte, à chaque passage et à chaque interruption du courant, un mouvement de la plaque. Celle-ci porte petite j)lume a qui vient tracer chacun de ses mouvements sur un cylindre enregistreur. Tout ce petit appareil est supporté par une tige à crémaillère, qui permet de l'avancer et de le reculer (fig. i5).

Supposons maintenant, les deux cuvettes étant en com-

FiG. 14. — Schéma du signal do Depretz : h 1/ bornes du signal ; E électro-aimant ; p plaque do fer doux: r ressort antagoniste ; a plume du signal.

FiG. 15. — Signal de Depretz : G électro-aimant; A plaque de for doux; R ressort antagoniste ; B vis servant à graduer la tension du ressort.

municalion, que notre métronome fasse une oscillation double en une seconde : chaque fois qu'une de ses pointes plongera dans sa cuvette, c'est-à-dire toutes les demi-secondes, le courant sera envoyé dans le signal, la plaque de fer doux se déplacera et entraînera la plume qui viendra marquer un trait sur la surface du cylindre. En enlevant la tige de commua nication entre les deux cuvettes, ce ne "sera qu'une fois

Fig. K). — Tracé du métronome enregistreur avec un signal de Depretz :

1 les pointes ne font qu'effleurer le mercure ; 2 elles y plongent quelque temps.

DlAPASO.y Clll{OSOGHAl>IIK 21

sur deux que le couranl passera, et ron enregistrera alors la seconde.

Si la pointe ne fait que toucher, le courant sera de très courte durée et la plume immédiatement ramenée en arrière par le ressort antagoniste. On aura alors un tracé analogue au tracé i de la fig. i6. Au contraire, si les pointes plongent pendant quelque temps, le tracé sera le tracé 2 de la figure 16, ce qui ne géne en rien d'ailleurs dans l'appréciation du temps : les lignes pointillées indiquent, dans le cas que nous avons supposé, les demi-secondes.

Diapason chronographe. — C'est un diapason ordinaire dont les vibrations doubles sont généralement de -j^ de seconde. Une de ses branches porte une petite pointe de platine qui peut venir en contact , dans ses oscillations, avec une plaque, de platine également, et fermer ainsi un courant électrique

que l'on envoie dans le signal Fig. IT. — schéma du diapason chrono- , . fçraphe : F pile, D diapason, E électro-

de UepretZ. 11 est construit aimant, 7) plaque de platine, pointe de

platine qui établit le courant quand il vient de manière à entretenir auto- toucher la plaque;?; b b' bornes du diapason.

matiquement ses vibrations.

Voici la réalisation pratique du dispositif (fig.

Fig. 18. — Diapason chronographc.

et 19) : à l'aide d'un fil, on réunit au corps du diapason D l'un des pôles d'une pile de Grenet. De la plaque/?, contre

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