U MÉCANISMES RESPIRATOIRES
sujet sur un support avec de la parafline très fusible ou avec de la cire à modeler.
Spiuométrie. — Il est parfois intéressant de mesurer l'air qui entre et sort du poumon à chaque mouvement respiratoire; il suffit pour cela défaire inspirer et expirer dans un gazomètre gradué et parfaitement suspendu (fig. 178).
Chez l'homme normal, la quantité d'air qui entre et sort du poumon dans un mouvement respiratoire ordinaire
Fui. 179. — Schéma do soufflet thoraciquo : do a k b air rôsidual, de i à c air supplémentaire, de c à rf air couraat, de </ à e air compléinontaire, b expiration forcée, d inspiration ordinaire, e inspiration forcée.
est de 5oo*^*^ environ ; cet air est appelé air courant. Mais, quand on a fini un mouvement inspiratoire ordinaire, on peut encore, par une inspiration forcée, faire pénétrer une certaine quantité d'air dans le poumon [air complémentaire, 1 5oo'"'= environ) : on peut de même, à la fin de l'expiration ordinaire, chasser encore du poumon une certaine masse d'air par une expiration forcée [air de réserve ou supplémentaire^ I ^00"" environ). Le tout, i 5oo + ^oo -j- i 5oo = 3 5oo, constitue ce qu'on appelle la capacité vitale du poumon.
Le poumon ne se vide jamais complètement, il y reste toujours une certaine quantité d'air [air résidual, i litre) : cet air, ajouté au précédent, donne la capacité pulmonaire
SPIROMÉTRIE 181
totale. Le schéma ci-contre représente le jeu du soufflet ihoracique (fig. 179).
Pour mesurer la quantilé d'air pur qui se trouve dans le poumon après l'expiration, on opère comme suit : après une expiration ordinaire, on inspire 500^*^ d'hydrogène et on cherche la proportion de ce gaz qui reparaît dans l'air expiré après une expiration de 5oo^*^ également.
Ce volume est de 170''''; il en est donc resté 33o''' dans le poumon. Or, l'air se comporte absolument comme l'hydrogène : la conclusion est donc que, sur 5oo*^*^ d'air courant, 33o'"'^ restent dans le poumon et se mélangent par difïYision avec la masse gazeuse intrapulmonaire.
Le rapport de l'air pur resté dans le poumon à la capacité pulmonaire, c'est-àdire l'ensemble de l'air de réserve et de l'air résidual, s'appelle coefficient de ventilation.
Il est assez facile d'enregistrer la ventilation pulmonaire d'un animal, c'est-à-dire la quantité d'air qui lui passe dans le poumon dans un temps donné, de la façon suivante. L'animal
1 , , . Fig. 180, — Respiration enregistrée
mspn^e dans un gazomètre muni en faisant inspirer l animal dans
uu gazomètre.
d un stylet appuyant sur un
cylindre enregistreur en position verticale, et expire au dehors : à chaque inspiration, le gazomètre descend, entraînant avec lui le stylet, et on obtient des graphiques analogues à celui de la figure 180.