INNERVATION MOTRICE DE LA CAGE TIIORACIQUE
quand l'abdomen s'affaisse, et vice versa, parce que le diaphragme n'est plus qu'un voile flasque, tantôt attiré par la dilatation de la cage thoracique, et tantôt refoulé par son resserrement, tandis que, dans la respiration
FiG. 185. — Réfçion cervicale inférieure chez le chien et origine des troncs brachio-céphaliques : Ca artère carotide, H.max muscle sterno-maxillaire, Pn nerf pneumogastrique, J. ext. veine jugulaire externe, C.6 sixième paire cervicale, VI. br plexus brachial, Phr nerf phrénique, D diaphragme, Tr trachée-artère, St.hy musc'e sterno-hyoïdien, I, II deux cas d'origine des troncs brachio-céphaliques, 00 artère aorte, ca artères carotides, Se artères sous-clavièros.
normale, le thorax se soulève en même temps que la paroi abdominale et s'affaisse au môme moment.
Les autres nerfs inspirateurs innervant les muscles qui sont les agents actifs du relèvement des côtes se détachent de la moelle dans les régions cervicale et dorsale.
m INFLUENCE DU SYSTÈME NERVEUX SUR LA RESPIRATION
On peut supprimer leur action par une section de la moelle épinière portant au-dessous de l'origine réelle des nerfs phréniques, c'est-à-dire dans l'interstice qui sépare la quatrième de la cinquième vertèbre cervicale.
Pour faire cette section, la tète de l'animal étant maintenue en flexion, on rugine soigneusement la colonne vertébrale dans la région cervicale. La deuxième vertèbre se reconnaît facilement à ce que son apophyse épineuse est très proéminente : on compte deux vertèbres au-dessous et on incise les ligaments réunissant la quatrième et la cinquième vertèbre, puis, passant par l'interstice une lame aiguë, on sectionne la moelle. Aussitôt le thorax est paralysé et seul le diaphragme entretient la respiration qui affecte, comme précédemment, le type en bascule, mais pour une cause inverse. Les abaissements actifs du diaphragme amènent l'aff'aissement du thorax et le retour à l'état de repos permet son relèvement.