ROLE SENSITIF DU NERF PNEUMOGASTRIQUE
queuse pulmonaire : le pneumogastrique ou nerf vague, dont le rôle est prépondérant.
RÔLE SENSITIF DU NERF PNEUMOGASTmQUE . Pour
FiG. 18G. — Région du cou chez le chien : m h muscle mylo-hyoïdien, T)ig muscle digastrique, Byp nerf hypoglosse, S. max glande sous-maxillaire, N C nerfs cervicaux. Pn nerf pneumogastrique, Phr nerf phrénique, Ca artôre carotide, Tr trachée, L t nerf laryngé inférieur, G C I ganglion cervical inférieur.
mettre en évidence l'action que le nerf ou pneumogastrique vague exerce sur la respiration, dénudons-le dans la région du cou et pratiquons sur lui des excitations ou des sections.
Pour le découvrir, on rase la région du cou et on fait
une incision médiane de 4 à 5 centimètres de longueur, à un travers de doigt au-dessous du larynx, comme pour la trachéotomie (fig. i86). Abandonnant ensuite la ligne médiane, lorsqu'on est arrivé sur le plan musculaire constitué par les slerno-hyoïdiens, on plonge une sonde
Fig. 187. — Nerfs du cou chez lo lapin : M/i muscle mylo-hyoïdien, Dtg' muscle digastriquo, S. max glande sous-maxillaire, Sp nerf spinal, Pn nerf pneumogastrique, Sy nerf sympathique. Hep nerf dôiircsseur, P/ir nerf phréniquo, h muscle steruohyoïdion, Yhjp nerf hypoglosse, Ca artère carotide, Te trachée, L i nerf laryngé inférieur.
cannelée dans l'interstice situé en dehors de ces muscles, entre eux et les sterno-maxillaires.
Après avoir dilacéré le tissu conjonctif réunissant le sterno-hyoïdien au sterno-maxillaire, on aperçoit dans le fond de l'interstice un paquet vasculo-nerveux comprenant, chez le chien, l'artère carotide, la veine jugulaire interne et un seul tronc nerveux. Ce dernier résulte de l'union intime du vague ou pneumogastrique, de la
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chaîne sympathique et du nerf dépresseur de Gyon (fio, i86).
Chez le lapin, ces trois nerfs sont séparés : le plus gros est le pneumogastrique, le moyen la chaîne sympathique, le plus mince le nerf de Gyon (fig. 187). On isole le pneumogastrique et on le charge sur un fd, de manière à le retrouver facilement.
Pour constater l'action du vague sur la respiration, nous installons un pneumographe conjugué à un tambour enregistreur, en intercalant sur le circuit du courant dont nous nous servons pour exciter le nerf un signal de Depretz, qui marquera sur le cylindre le moment de l'excitation.
Nous pouvons procéder de diverses manières.
D'abord par excitation du nerf total : si l'excitation est suffisante, on voit que pendant toute sa durée la respiration est arrêtée.
Mais il s'agit de déterminer si cet effet est dû à une action centrifuge ou motrice, ou bien à une excitation centripète ou sensitive.
Pour cela faisons deux ligatures rapprochées sur le nerf, pratiquons une section entre les deux et excitons chacun des bouts. Nous constatons alors :
1° Que l'excitation du bout périphérique ne produit aucun résultat;
2° Que l'excitation du bout central amène un arrêt respiratoire.
Il s'agit donc bien ici d'une action sensitive. Cet arrêt a lieu très généralement en inspiration quand on opère sur l'animal normal, en excitant au-dessous de l'origine du laryngé supérieur. Mais, si l'on excite au même point sur un sujet anesthésié, l'arrêt a lieu en expiration (fig. 188 et 189). A la suite d'une excitation prolongée du bout périphérique, s'il se produit un arrêt respiratoire, il est attribuable à l'arrêt cardiaque qui entraîne
R. DoBOis. Physiolog. expériment. il
m INFLUENCE DU SYSTÈME NERVEUX SUR LA RESPIRATION
une anémie du bulbe, mais non à une action directe.
Il existe donc des fibres à action inspiratrice et expiratrice dans le tronc du pneumogastrique. Seulement, au-dessous du laryngé supérieur, ce sont les fibres ins-
FiG. 188. — Etfet de l'excitation du pneumogastrique sur la respiration : AB tracé res- })iratoiro, DC arrêt en inspiration, E expiration, I inspiration, SE tracé du signal électrique, ab durée do l'excitation.
piralrices qui sont en majorité; au-dessus, ce sont les fibres expiratrices, d'où arrêt en expiration quand on excite dans cette région. Ce sont ces fibres sensitives du laryngé supérieur qui forment, pour ainsi dire, les sentinelles de l'entrée des voies respiratoires; tout corps étranger qui y pénètre provoque, en effet, par sa pré-
aiiiiiiiiiiiiiNiiiiiiiiiiiimimiiiiiiii miiniiiiiiiiiiiiiiiiiiiii— bhiiiiiiiihiiiiiiiii
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FiG. 189. — Action du pneumogastrique sur la respiration (animal anesthésié) : R tracé respiratoire, I inspiration, E expiration, SE tracé du signal électrique, ei d es excitation (pauses en expiration).
sence de violents efforts expirateurs, constituant la toux, et qui suffisent souvent à l'expulser.
Après la section d'un pneumogastrique, la respiration est légèrement ralentie, mais le rythme se rétablit assez vite; il n'en est pas de même après la double section, qui produit un rythme particulier avec de longues pauses en expiration (fig. 190).