CO
rapport est plus petit que 1 unité ^ ^ = 0,92; cela
prouve que tout l'oxygène absorbé n'est pas employé à l'oxydation du carbone et que tout l'acide carbonique formé ne s'échappe pas par le poumon.
Nous avons supposé les analyses faites à 0° et à 760^"™. Si la pression et la température étaient différentes, on ferait les corrections nécessaires suivant la formule :
V^H étant le volume à o" et à 760""", le volume à ^° et à la pression h, a le coefficient de dilatation de l'air et t la température.
Le dosage de l'oxygène se fait plus rigoureusement parla méthode eucliométrique. Après avoir absorbé l'acide carbonique par la potasse, on introduit dans l'éprouvette une quantité d'hydrogène plus que suffisante pour la formation d'eau avec l'oxygène et l'on fait jaillir une étincelle électrique entre deux fig. 193. -
Eudiomùtre.
pointes de platine situées au sommet de l'éprouvette (fig. 193). Immédiatement l'hydrogène se combine avec l'oxygène, forme de l'eau, et le niveau
200 PHÉNOMÈNES CHIMIQUES DE LA RESPIltATION
monte dans l'éproiivelte. La quantité de gaz qui disparaît
se compose en volume de ^ H et ^ O; il est donc facile de
calculer d'une part l'oxygène combiné, d'autre part l'hydrogène qui est en surplus et qu'il faut retrancher de ce qui reste dans l'éprouvette pour avoir l'azote. Donnons un exemple numérique pour fixer les idées. Soit 95^,6 le volume de gaz dans l'éprouvette, après l'action de la potasse; introduisons 4o" d'H, ce qui porte à i35",6 le volume total, et faisons passer l'étincelle : le volume se
réduit à 87*^^6. Il a donc disparu 48*^'= dont les ^ = Sa sont
de l'hydrogène et l'autre tiers == 16 de Foxygène. Par conséquent, il est resté en surplus 4o — 32 = 8 d'hydrogène, et nous avons 87,6 — 8 = 79^,6 d'azote.
Dosage de la consommation d'oxygène et de la production d'acide carbonique dans un temps donné. — Il est parfois intéressant de connaître, non pas la composition de l'air expiré, mais la consommation d'oxygène et la production d'acide carbonique pour un temps donné.
Dans une première méthode, on place l'animal dans un espace clos et on remplace l'oxygène au fur et à mesure qu'il s'épuise, tout en absorbant l'acide carbonique au fur et à mesure de sa production.
Voici comment on procède (fig. 194). L'animal est placé sous une cloche G, mise en relation avec une poire de caoutchouc P qui peut alternativement être comprimée et se dilater, de manière à créer un courant d'air dans l'espace clos. Grâce à un système de soupapes S quelconque à boules, à clapet ou à mercure, l'air envoyé par la compression de la poire est lancé dans un premier tube / en relation avec la cloche et aspiré par un second tube V également en relation avec la cloche. Pour que ces envois et ces aspirations successives ne provoquent pas des varia-