‹ Leðcons de physiologie opâeratoireChapitre 10 sur 184 · XIV INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XIV INTRODUCTION

11 y a dans les organismes deux côtés essentiels à considérer, au point de vue des phénomènes dont ils sont le siège.

1" Il y a une force atavique, vitale, comme on voudra l'appeler, en vertu de laquelle les organismes se succèdent, se répètent, vivent sans que nous puissions saisir l'origine de cette force première. Le Darwinisme, en admettant que les mécanismes vitaux peuvent avoir une évolution qui les fasse tous procéder les uns des autres, n'explique rien et ne dit rien relativement à cette force première, qui reste tout aussi incompréhensible pour nous. Le Darwinisme, c'est la théorie cellulaire appliquée aux organismes. Tous les tissus proviennent d'une cellule ; on voudrait que tous les organismes procédassent d'un proto-type. 11 ne s'agit que de le prouver.

On ne peut échapper à l'idée que cette force atavique, vitale inconnue est la cause cachée de tous les phénomènes de la vie. Mais c'est là une cause ÏÏ ordre métaphysique qui n'a aucune action par elle-même. Elle pourrait à la rigueur être regardée comme une résultante; mais elle ne possède aucun effet rétroactif sur l'organisme qui l'aurait engendrée.

2° Toutes les causes ou toutes les conditions actives sur l'organisme sont d 'ordre physico-chimique. Sans ces conditions matérielles, la condition atavique d'ordre métaphysique reste inerte, cachée et comme si elle n'existait pas : c'est une force dormante. Dans la médecine, il y a une foule d'entités métaphysiques, fièvre, génie morbide, etc. ; on ne peut pas agir sur ces entités,

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