‹ Leðcons de physiologie opâeratoireChapitre 130 sur 184 · GLANDE SOUS-MAXILLAIRE · texte numérisé non relu

GLANDE SOUS-MAXILLAIRE

fournit plusieurs rameaux au plexus sous-maxillaire.

Fie. 114. — Gl tt, glande sons-maxillaire; c, c, son canal excréteur (canal de Whartoh) ; i, h,

meaux artériels < i>ii si

canal excréteur.

1,1, nerf lingual; 2, 2,

rendent à cette glande; b, glande sublinguale; d, d,

rameaux (suite de la corde du tympan) que ce nerf fou à la glande sous-maxillaire.

Vient ensuite une petite branche qui se sépare du nerf

lingual (1,1, fig. 114), dans le voisinage immédiat de la glande, pour aller se jeter (°2, 2, fig. 114) dans le plexus ci-dessus mentionné, d'où partent les nerfs glandulaires. Ce dernier nerf, par quelques-unes de ses fibres est> sans aucun doute, en connexion avec la branche d'où il paraît tirer son origine. Mais la plus grande partie de ce petit filet provient d'une division du facial qui s'unit au nerf lingual sans s'anastomoser réellement avec lui : car, après l'avoir accompagné pendant un court trajet, elle s'en sépare presque entièrement, et va rejoindre le plexus sous-maxillaire. Ce nerf moteur s'appelle la corde du tympan. 11 se détache du facial à quelques millimètres au-dessus du trou stylo-mastoïdien, se dirige en haut, pénètre dans l'oreille moyenne, et chemine pendant un court trajet dans l'épaisseur même de la ^membrane du tympan, entre l'enclume et le marteau. Il descend alors vers la scissure de Glaser, et sort du rocher près de l'épine du sphénoïde. C'est après avoir décrit celte courbe qu'il se réunit au facial pour suivre ensuite la marche que nous avons déjà décrite.

Comment pouvons-nous supposer que la glande soit influencée par ce filel nerveux ? Nous sommes ici en présence d'une de ces réactions des fibres sensitives sur les fibres motrices que l'on décrit généralement sous le nom factions réflexes. Les impressions gustatives sont transmises au centre nerveux par le lingual, et c'est alors que le facial agit sur la glande sous-maxillaire. La réalité de cette hypothèse peut être aisément démontrée par une expérience directe. Coupez le lingual : aussitôt

GLANDE SOUS-MAXILLAIRE. .Vi:l

toutes les sensations sapides disparaissent ; on peut alors verser du vinaigre dans la bouche de ranimai sans provoquer l'issue d'une seule goutte de salive. Mais si vous galvanisez le bout central du nerf divisé, une sécrétion abondante se produit à l'instant. Si, d'autre part, vous sectionnez le facial, toute action réflexe est immédiatement supprimée. Mais, comme vous allez le voir, si l'on soumet au courant galvanique le bout périphérique du nerf moteur de la glande, un abondant écoulement de salive apparaît aussitôt.

Mais, pour pratiquer ces différentes expériences, il est indispensable de mettre à découvert la région qui renferme les organes sur lesquels on est appelé nécessairement à opérer.

Voici le modus operandi qui permettra au physiologiste de réaliser toutes les conditions désirables : Faites une incision le long du côté interne du bord inférieur du maxillaire. Écartez le digastrique, ou mieux encore coupez ce muscle, et détachez sa moitié postérieure de ses insertions. Alors vous apercevrez presque tous les organes intéressés dans l'expérience. Il faut avoir bien soin, dans cette opération, de ne pas léser les organes importants immédiatement sous-jacents aux muscles. Après avoir écarté les lèvres de la plaie, on découvre une cavité qui renferme la glande sous-maxillaire. On énuclée la glande au moyen d'une érigne, de manière à découvrir sa face interne ou profonde, au centre de laquelle est situé le hile : c'est par ce hile que pénètre l'artère principale, la corde du tympan, ou nerf moteur, et plusieurs rameaux du système ganglionnaire.

La paroi interne de la cavité elle-même contient la carotide externe, les artères linguale et faciale, et le nerf hypoglosse. En avant, la paroi inférieure de la cavité est constituée par les mylo- hyoïdiens que l'on divise à leur

Fie 115. — Incision pratiquée pour découvrir le canal excréteur de la glande sous-maxillaire (chez le chien).

a, muscle digastrique sectionné et écarté; b, muscle mylo-hyo*dien coupé et écarté; C, c, canal de Wharton; d, canal excréteur de la sublinguale ; 1, nerf lingual.

tour perpendiculairement et qu'on soulève ensuite avec des érignes (è, fig. 115 et 116). On voit alors les conduits excréteurs des glandes sous-maxillaire et sublinguale croisés par le nerf lingual. En suivant en arrière le trajet de ce dernier, on voit la corde] du

IXXliRVATIOX Dli LA SOUS-MAXILLMRE.

tympan (c2, fig. 116) se détacher de lui et former, par son anastomose avec les rameaux sympathiques, le plexus gangliforme , d'où émergent les nerfs qui pénètrent dans la substance propre de la glande.

L'opération que je viens de décrire a été pratiquée à l'avance sur le chien que l'on vient d'apporter.

Nous allons maintenant ouvrir le canal de Wharton, placer un tube dans sa cavité et exciter la sécrétion au moyen du vinaigre. Vous verrez tout de suite que la glande sous-maxillaire est douée d'une sensibilité beaucoup plus grande que la parotide, fait que nous avons déjà essayé de démontrer dans notre dernière leçon.

Vous voyez que l'expérience est pratiquée avec un plein succès. Plusieurs gouttes de liquide s'échappent immédiatement du tube et sont recueillies dans un

G. 116. — Analomic de la région des glandes sous-maxillaire et sublinguale.

a , muscle digastrique ; b, b, mylo-hyoïdien ; c, c', glande sublinguale ; d, son canal excréteur ; e, canal excréteur de la sous-maxillaire (/", g); 1, nerf lingual; 2, rameau nerveux (suite de la corde du tympan) pour les glandes salivaires.

verre.

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