‹ Leðcons de physiologie opâeratoireChapitre 26 sur 184 · DES LABORATOIRES · texte numérisé non relu

DES LABORATOIRES

de France qui a été le premier créé; c'est lui qui a d'abord servi, sinon de modelé, au moins d'exemple pour les créalious faites à l'étranger; mais aujourd'hui

outre laboratoire, vu son exiguïté, ne saurait plus être présenté comme type. Ces modèles, il faut aller les

chercher dans les pays où des installations de ce genre ont été laites sur le pied le plus large et avec une véritable munificence; il faut les chercher en Allemagne, et notamment à Leipzig (laboratoire de Ludwig), à Pesth en Hongrie , à Leyde en Hollande , en Suisse, etc., etc. Là tout est disposé pour que l'expérimentateur trouve sous sa main tout ce qui est nécessaire, animaux, appareils physiques et chimiques, forces motrices, etc., etc. A l'époque où nous faisions des recherches sur le sang, et qu'il nous fallait absolument mettre à profit certaines propriétés du sang du cheval, nous étions forcés de nous transporter à de grandes distances pour aller chez les équar risse urs, dans les abattoirs, nous procurer les matériaux nécessaires aux recherches.

Je ne cite là qu'un exemple; il en est mille autres propres à vous montrer comment on peut être réduit, pour courir pour ainsi dire après les sujets d'expérience, à perdre des journées entières, heureux encore si ces longues dépenses de temps donnent un véritable résultat. Ce sont ces pertes inutiles qu'un laboratoire doit éviter; aussi le laboratoire de Pesth, que je vous citais comme exemple, possède-t-il comme annexe des écuries, des basses-cours, de véritables parcs, où l'on nourrit, entretient et môme élève

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