‹ Leðcons de physiologie opâeratoireChapitre 40 sur 184 · CL. BERNARD. — Physiol. Opér · texte numérisé non relu

CL. BERNARD. — Physiol. Opér

pour recevoir le thorax du chien suivant sa taille, on fixe les panneaux externes avec le système de tirant déjà décrit. On voit dans la figure 18 le profil de la dispo-

FiG. 18. Table à vivisection en quatrième position : les deux panneaux externes de la figure 17 sont ici rapproches des panneaux internes, et forment ainsi une étroite gouttière. (Lettres comme dans les ligures 10, 15 et 1G.)

sition du tirant dans ce que j'appelle la quatrième position de l'appareil à vivisection. Le tirant T, qui retient les deux panneaux moyens A, A, est toujours dans la même situation. Quant aux deux autres tirants, c'està-dire les externes, il y en a un, le droit, qui ne peut pas servir et qui doit rester relevé et collé contre l'extrémité du panneau externe ; au contraire le tirant gauche T', qui fixe les panneaux externes B, est accroché en a. On aperçoit à l'autre extrémité de l'appareil le tirant droit T. qui sert ici à son tour pour maintenir le panneau externe droit qui ne l'était pas encore.

Dans la figure 19, la table à vivisection est tout entière représentée dans cette quatrième position. Un chien (H) est fixé de manière à présenter le dos. A l'aide de la corde / qui sert de muselière, et au moyen du mors (voy. ci-dessus fig. L2) , la tète est également fixée h l'appareil; les membres sont attachés, sur le plan incliné formé par les panneaux externes, à l'aide de

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cordes /. /. passées dans les [trous. On voil sur le même

Fig. 19.— Ensemble de la lable proprement dite et de la table à vivisection, celle-ci étant disposée en gouttière dans sa quatrième position, et servant à maintenir, à gauche, un cliien (H) placé sur le ventre , et, à droite, un lapin (K). — l, corde qui sert à museler le chien (rattachée derrière la tête); i,i, liens fixateurs des membres du chien; m,m, même disposition pour Je lapin K; F, table proprement dite sur laquelle ■« !s les instruments. (Pour les autres lettres, voy. fig-. 10 et 15.)

appareil un lapin (K) couché sur le dos et les quatre

membres fixés par des cordes m, m, m. En effet, poulies petits animaux comme les lapins, si l'on trouve les gouttières de la deuxième et de la troisième position trop profondes, on peut se servir de la gouttière culminante de la quatrième position. On voit les instruments sur la table F de support, qui est ici disposée comme dans toutes les autres positions de l'appareil, ce dont on peut facilement se rendre compte, parce que dans toutes les figures les principales lettres se correspondent, en ce sens qu'elles désignent toujours les mêmes objets.

En résumé, cet appareil à vivisection peut être employé dans les positions suivantes :

Imposition. Étendu, les trois charnières du milieu en haut (fig. 10, 12, 13j.

2e — Relevé en M à gouttière médiane: les patiences ou ferrements au cinquième ou sixième trou, à partir de la hase. Traverses pour soutenir la tète du chien (fig. 15, 16).

3e — En k à deux gouttières latérales ; patiences id. : c'est la deuxième renversée (fig. 17).

4e — En W : c'est la troisième dont les deux panneaux externes sont rabattus en dedans; ils sont fixés chacun par une patience (au dernierr ton), l'une des patiences appartenant à une extrémité, l'autre à l'autre extrémité fig. 18 et 19

Gouttière brisée. — Nous avons dit dans nos leçons d'introduction qu'un moyen de perfectionner l'expérimentation consistait à chercher toujours à simplifier les instruments ou les appareils opératoires.

Depuis 1860 nous nous sommes servi des appareils précédemment décrits; si nous avons reconnu qu'ils ont de grands avantages par les indications nombreuses et variées qu'ils remplissent, nous avons reconnu, d'autre part, qu'ils sont un peu compliqués, assez coûteux, et

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qu'ils demandent une certaine attention pour qu'on

puisse s'en servir convenablement. C'est pourquoi nous avons cherchée résumer dans une seule gouttière trèssimple, un grand nombre des avantages de nuire table à vivisection.

Cette gouttière est une gouttière simple, mais dont les ailes sont divisées en deux parties de manière à

FiG 20 (A).

Fie. 20 (B).

pouvoir se rabattre de côté, c'est-à-dire en dehors, et à donner ainsi une gouttière plus ou moins profonde. C'est ce que nous avons appelé la gouttière brisée (4).

(1) Fie. "20 A et 20 15. {Gouttière brisée.)— 1° Fie. 20 A. — A, B, base de la gouttière : île cette base s'élèvent les deux ailes (C, C) de la gouttière; ces deux ailes sont brisées, c'est-à-dire formées de deux moitiés, dont la supérieure est mobile sur l'inférieure par les charnières e, e'. Sur les côtés un support D, composé de plusieurs pièces (a, b, c), est formé de manière

En laissant ouvertes et élevées les deux ailes, on a la gouttière ordinaire pour les vivisections à pratiquer sur

EYE1LLE.UEI.

un chien couché sur le dos (fig. 21) (1). En rabattant

à pouvoir soutenir les ailes brisées dans les diverses positions latérales qu'elles doivent prendre. Ici les ailes sont relevées de façon à former une gouttière profonde, et le support se trouve constitué par les pièces a et b; nous verrons qu'il en est autrement pour les autres positions.

A l'extrémité A de la gouttière se trouve le mors : il se compose du mors proprement dit (m), petite barre de fer qui se place dans la gueule de l'animal ; par ses extrémités ce mors glisse dans deux montants verticaux (n, ii'), qui eux-mêmes peuvent glisser ou être fixés en bas dans les trous d'une forte plaque de fer horizontale (P, P). Cette plaque porte à sa partie inférieure (en 0) un court cylindre de métal qui glisse dans une forte verge de fer (S) laquelle relie cet appareil à la gouttière. Grâce à la disposition figurée en 0, tout l'ensemble du mors peut s'incliner à gauche ou à droite, selon les positions latérales que l'on veut donner à la tète du chien.

2° Fig. "20 B. — Coupe de la gouttière. Les lettres comme dans l'explication précédente.

(1) Fig. 21. — Gouttière disposée exactement comme dans la figure "20 A; mais elle contient un chien couché sur le dos. Même explication des lettres de renvoi.

On voit que les pattes du chien sont fixées dans les trous dont sont percées les ailes de la gouttière.

La tète est fixée par le mors, lequel est maintenu derrière les dents canines par la ligature du museau. A cet effet une forte ficelle a été passée sous le museau, puis, après avoir entouré la mâchoire inférieure, a été croisée sur elle-même dans la gueule, derrière les dents canines, et enfin amenée sur

seulement l'une des ailes, on n un appareil (fig. 22) pour coucher l'animal sur le côté, position indispen-

sable aux opérations qui doivent avoir pour siège les parties latérales du corps (1). Enfin, en rabattant les deux ailes, on se trouve (fig. 23) en possession d'un appareil très-commode pour maintenir des animaux placés sur le ventre, de manière à pouvoir agir sur leur région dorsale (fig. 23).

la partie supérieure du museau. Alors on a fortement serré la ficelle, puis on a fait avec elle un ou plusieurs tours sur tout le museau, toujours derrière le mors, et finalement on l'a liée sous le menton ; on pourrait aussi aller la lier encore derrière la tète.

1 1 FlG. ~2i. — Gouttière brisée de façon à coucher sur le flanc droit l'animal que l'on veut opérer. (Les lettres comme précédemment )

On voit que, des deux ailes de la gouttière, l'aile C est restée tout entière relevée, tandis que la portion supérieure de l'aile 0 a été rabattue, soutenue par les portions a et c des supports (la partie b étant renversée) ; celte demiaile, ainsi rabattue, forme un plan horizontal sur lequel sont fixés les quatre membres de l'animal, tandis que son corps repose dans le fond de la gouttière, le dos appuyé contre l'aile entièrement dressée.

On voit de plus que l'appareil qui sert de frein a pu subir autour de l'axe S un mouvement de rotation d'un quart de cercle, de telle sorte que le frein proprement dit (m) est devenu vertical, et a pu suivre le changement de position opéré dans la direction de l'ouverture de la gueule.

Notre gouttière brisée est donc propre à maintenir l'animal dans toutes les positions possibles, pour toutes les

opérations que l'on peut avoir à pratiquer. Cet appareil, simple, peu coûteux, d'un maniement facile, se répandra, nous l'espérons, dans l'usage des laboratoires de vivisections. Ses dimensions sont les suivantes : longueur lm,30; hauteur des panneaux O01 17, dont 0m ,08 pour chaque moitié.

Cette gouttière sert aussi bien pour le lapin que pour le chien ; pour le lapin, on rabat les deux ailes latérales

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Fig. 23. — Gouttière disposée de façon à coucher l'animal sur le vent.e. (Mêmes lettres que dans la ligure 20 A et 1!.) Même disposition du mors; mais on voit que la moi; lé supérieure des deux ailes est rabattue de côté et en dehors : à cel eftel les deux pièces b et c des supports latéraux sont rabattues, et ces supports ne sont plus formés que par leur portion fixe a.

et l'on a une gouttière peu profonde, parfaitement apte à recevoir l'animal.

Nous savons que lorsqu'il s'agit d'opérer sur le cou d'un animal, il ne suffit pas de le museler, il faut encore fixer solidement la tète. A cet effet nous avons adapté à notre gouttière brisée un mors en fer, formé d'une branche horizontale (/w, fig. 20 A) de 17 centimètres de longueur, soutenue par deux branches verticales le long desquelles la première peut se mouvoir de façon à être élevée ou abaissée. On fait pénétrer ce

mors clans la gueule de l'animal jusque derrière les canines, puis on entoure le museau d'une ficelle que l'on arrête sur le mors, comme nous l'avons indiqué précédemment. De plus, les branches verticales du mors pas-

ï : JHSi

Fig. -21. — Disposition du mors à double branche transversale (A, A et B, B) permettant de maintenir ouverte la gueule de l'animal installé sur la gouttière brisée, comme dans

sent dans une pièce métallique (P, fig. 20 A) qui peut pivoter à droite ou ta gauche sur un axe longitudinal (S, fig. "20} placé sur le prolongement de l'arête de la gouttière. On peut ainsi incliner la tête de l'animal à

droite ou à gauche, selon que l'on veut agir sur les parties latérales du cou ou de la face (voy. fig. 22 et 23).

Pour les vivisections qui doivent porter dans l'intérieur delà gueule de l'animal (section du nerf lingual, fistules salivaires, etc.), nous employons un mors qui diffère du précédent seulement en ce que sa branche horizontale est double, c'est-à-dire formée de deux barres (A et B, fig. 24) qui peuvent être placées à des écartements variables, maintenant l'une la mâchoire supérieure, l'autre la mâchoire inférieure, comme le montre la figure 24.

La fixation des pattes se fait simplement au moyen d'une ganse ou nœud coulant que l'on vient attacher ensuite sur les ouvertures que présente la gouttière.

Le chat se fixe sur cet appareil absolument comme le chien ; seulement on rabat la partie supérieure des

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Fig. -25.— Chat muselé et placé dans la gouttière brisée; on a seulement représenté la partie antérieure de l'animal, pour montrer comment la tète peut être fixée par le moyen du mors (m) et d'un lien circulaire qui va passer finalement derrière le cou.

deux ailes de façon à obtenir, comme pour le lapin, une gouttière peu profonde. Le mors est appliqué comme

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pour le chien. Il va sans dire que l'on musèle aussi ranimai tandis qu'il est sous L'influence du chloroforme; rien n'est alors plus facile que de placer le mors (fig. 25, m) derrière les dents, el d'entourer le museau d'une ficelle que Ton noue sous la mâchoire inférieure, el que Ton ramène ensuite derrière le cou pour l'y nouer de nouveau. On évite ainsi que le lien ne -lisse sur le museau, accident qui arriverait facilement sans cette précaution, vu la brièveté du museau chez le chat.

Contention du lapin. — Quand on opère sur le lapin, on peut souvent se contenter d'un seul aide pour main-

Fig. 20. — Contention simple du lapin par les deux mains d'un seul aide.

tenir cet animal, surtout si la vivisection porte sur la rédon du cou. À cet effet l'aide saisit fortement la tète de

l'animal avec la main droite, le pouce appuyé sur la mâchoire inférieure (fig. 26), tandis que les quaire doigts s'appliquent sur la voûte crânienne. De la main gauche il assujettit à la fois les quatre membres en les portant en arrière : il suffit pour cela de saisir les pattes de derrière et l'une des pattes de devant entre le pouce et les trois derniers doigts, tandis que l'autre patte antérieure est maintenue entre l'index fortement serré contre le médius. La figure 26 fait bien comprendre cette disposition et montre que sur un lapin ainsi maîtrisé il est facile d'agir sur le cou et sur la région supérieure du thorax.

Mais il est en général plus commode de se servir de

Fig. 27. — Appareil de Czcrmak. — La figure inférieure représente un lapin dont les membres sont liés sur la planche 0, 0, et la tête fixée par l'appareil (A, B) de Czcrmak. — La figure supérieure donne l..-s détails de cet appareil : A, tige verticale; B, tige horizontale mobile, supportant à son extrémité C un mors en fer, en forme de fourchette, avec une pièce mobile (sorte de mâchoire E), articulée en D, mue et fixée par la vis H.

Y appareil de Czermak, lequel immobilise d'une façon

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parfaite tout le lapin et maintient surtout très-bien la tête. Cet appareil se compose d'une planche (0, 0) garnie de trous pour attacher les membres de l'animal (fig. "-21); à une extrémité de-celte planche s'élève une tige verticale de fer (A), sur laquelle glisse, de manière à pouvoir être arrêtée à différents niveaux, une tige horizontale dont l'extrémité libre porte l'appareil destine à fixer la tête de l'animal et qui mérite spécialement le nom d'appareil de Czermak. Ce n'est autre chose qu'un mors en fer placé entre deux sortes de mâchoires métalliques : on introduit le mors derrière les incisives du lapin, puisa l'aide de la vis H on rapproche les deux mâchoires de fer, qui serrent étroitement la tête et le museau, en Rappliquant l'une sur le crâne, l'autre (E', fig. 27) sur le maxillaire inférieur jusque vers son angle postérieur et au delà; la tète est ainsi parfaitement fixée, et l'appareil qui la maintient pouvant osciller sur son axe transversal, on peut incliner le cou de l'animal vers la droite ou vers lagauche, selon les nécessités de l'opération.

Animaux divers de petite taille. — Il y a une foule d'autres animaux de petite taille sur lesquels on opère. Les moyens de contention sont alors si faciles qu'il n'est pas nécessaire d'en parler: tels sont la grenouille, les petits oiseaux, les écureuils. On se conduira suivant les instincts des animaux. Dans tous les cas, ces moyens de contention ne peuvent donner lieu à aucune généralité ; ils seront donc indiqués à propos des opérations spéciales dont nous aurons à traiter ultérieurement.

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