‹ Leðcons de physiologie opâeratoireChapitre 44 sur 184 · APPRÉCIATION DIS MOYENS DE CONTENTION · texte numérisé non relu

APPRÉCIATION DIS MOYENS DE CONTENTION

sur les résultais fournis par les si nombreuses expériences entreprises de tous eûtes sur dus animaux curarisés. C'est ainsi que des expérimentateurs sont arrivés à des résultats inverses en étudiant l'influence du pneumogastrique sur le cœur ou bien celle d'un nerf sur la sécrétion d'une glande. L'animal ayant été curarisé, n'oublions pas que, selon la dose, cet agent produit des actions très-diverses dans leurs degrés, et que tel observateur pourra constater un arrêt du cœur par excitation du pneumogastrique, tandis que tel autre n'observera plus cette action modératrice du nerf vague : c'est que ce dernier aura employé une dose de curare suffisante pour paralyser le pneumogastrique. Les contradictions qui se sont produites un instant entre nos expériences et celles de Kôlliker n'avaient pas d'autre cause. C'est encore ainsi (pie Vulpian niait l'action du curare sur les nerfs vaso-moteurs; il reconnaît aujourd'hui que ces nerfs n'échappent pas à l'action que le curare exerce sur tous les nerfs moteurs ; seulement il faut une dose plus considérable pour amener cet effet.

Ce que nous venons de dire des divers moyens de contention peut à la rigueur s'appliquer en particulier à l'éther et au chloroforme. Mais ces deux anesthésiques présentent un grand avantage : c'est que leur action se dissipe très-vite, et qu'au bout de quelques instants on peut agir sur l'animal sans que l'anesthésie précédemment mise à profit influe en rien sur la valeur de l'expérience présente. Aussi l'éther et le chloroforme sont-ils précieux pour anesthésier les animaux pendant les opé-

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