‹ Leðcons de physiologie opâeratoireChapitre 52 sur 184 · INJECTIONS SOUS-CUTANÉES · texte numérisé non relu

INJECTIONS SOUS-CUTANÉES

Au point de vue des résultats expérimentaux, la méthode endermique esi très-intéressanle, surtout d'après les observations fournies par les expériences de Chau-

veau. Ce physiologiste a montré qu'il y a dans ces circonstances à la fois absorption et action locale. Nous avons déjà insisté sur ce fait que chaque substance agit sur un élément anatomique vers lequel elle est portée par le sang ; mais si on l'injecte directement au contact de cet élément anatomique, il y aura nécessairement action immédiate sur celui-ci, action locale; puis la partie absorbée, portée vers les éléments du même genre dans les différentes parties du corps, amènera une action générale. C'est ce qui arrive en effet : quand on inocule le vaccin, il se produit d'abord, comme effet local, une pustule unique dans le point où a été déposé le virus ; si l'on introduit directement celui-ci dans le sang, on n'a pas d'effet local, mais une éruption générale magnifique. Ces faits ont permis à Chauveau d'expliquer comment une action locale, après inoculation, rend tout l'organisme réfraclaire et lui donne finalement l'innocuité recherchée dans la vaccination : c'est que par la méthode hypodermique, en introduisant le virus au contact de l'épiderme et du derme, on obtient à la fois les effets locaux et les effets généraux; la pustule locale se développe la première et se montre en pleine évolution dès le cinquième jour; l'infection générale suit son cours, et devrait donner naissance à une éruption générale vers le dixième jour ; mais à ce moment le sujet y est rendu réfractaire par l'évolution de la pustule locale. Mais si l'on a arrêté le travail de celle-ci; si, par

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