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ordinaire, et, à l'entrée du thorax, elles se terminent, soit séparément, chacune dans l'angle de réunion de la jugulaire et de l'axillaire correspondante, soit ensemble au même point, c'est-à-dire au golfe des deux jugulaires (Colin). — Le canal thoracique présente des variétés du même genre chez le cheval et chez les solipèdes en général.

La grande veine lymphatique reçoit les vaisseaux lymphatiques de la moitié droite de la poitrine, du membre antérieur droit, et de la moitié droite de la tête et du cou. Ce tronc va s'ouvrir dans la sous-clavière droite ; quelquefois une ou deux des branches qui concourent à le former, décrivent des circonvolutions autour du tronc veineux sous-clavier avant de rejoindre les autres. Enfin, chez le cheval, il n'est pas rare de voir ce tronc lymphatique s'anastomoser avec le canal thoracique par des branches collatérales volumineuses, puis se réunir avec lui, de telle sorte que les deux vaisseaux s'insèrent ensemble par un orifice simple audessus du confluent des jugulaires (Colin).

Vaisseaux du cou et du pli de l'aine. — Opérations qu'on y pratique. — Il est deux régions que nous devons plus particulièrement étudier :1e cou et le pli de raine C'est là en effet que nous agissons le plus souvent sur les parties périphériques de l'appareil circulatoire, soit pour puiser du sang dans une artère, soit pour injecter un poison dans une artère ou dans une veine, soit enfin pour appliquer sur ces vaisseaux les divers instruments que la physiologie emprunte à la physique afin de déterminer les conditions mécaniques de la circulation.

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Nous nous occuperons ici du procédé opératoire nécessaire pour découvrir des vaisseaux, pour y pratiquer des injections, et plus spécialement des injections intraveineuses. Nous compléterons donc ainsi l'étude des moyens les plus efficaces d'introduction de substances étrangères dans l'organisme, puisque nous avons précédemment étudié les injections faites sous la peau ou dans les cavités séreuses (voy. ci-dessus, p. 215).

L'injection intra-veineuse supprime toute question d'absorption ; par cette méthode, nous pénétrons directement dans le système sanguin, dans le milieu intérieur, qui va aussitôt porter les substances actives sur les tissus, c'est-à-dire sur les éléments anatomiques.

L'injection intra-veineuse a été pratiquée même chez l'homme : Magendie injecta de l'eau dans les veines d'un sujet atteint d'hydrophobie; le malade fut calmé, mais n'en succomba pas moins bientôt après. Depuis lors plusieurs médecins, et entre autres Lorain, ont injecté de l'eau à des cholériques, et le succès a couronné cette tentative. Lorain a réussi en faisant cette injection dans la dernière période du choléra, alors que le cœur bat à vide, les veines étant pleines d'un sang poisseux et épais, tandis que les artères ne contiennent plus rien.

Les injections intra-veineuses, au point de vue des expériences physiologiques, se font dans un grand nombre de circonstances : elles peuvent du reste se pratiquer dans toutes les veines des animaux; maison choisit d'ordinaire les veines les plus faciles à atteindre, c'està-dire les veines du cou et les veines du membre postérieur.

Il nous faut donc donner ici quelques rapides indications sur la disposition anatomique du système veineux,

Fiu. SI). — Veines du cou chez le chien. C, cœur (oreillette droite); T, T, trachée; A, aorte (la crosse de l'aorte est vue par sou

bord droit, de sorte qu'on n'aperçoit pas l'ensemble de sa courbe) ; S, S, artères sous-

clavières ; C, C, artères carotides.

V, veine cave supérieure; 1, 1', veines sous-clavières ; 2, 3, et 2', 3, veines jugulaires

externes (en dedans desquelles on aperçoit les jugulaires internes, sous forme d'un

vaisseau très-grêle; on voit notamment la jugulaire interne gauche se jeter en 2 dau<

la jugulaire externe).

afin de bien savoir dans quelles conditions nous nous plaçons en agissant sur tel ou tel vaisseau, et d'être à même de retrouver et de découvrir en toute sûreté le vaisseau auquel nous voulons nous adresser.

Chez le chien, comme chez l'homme, le système vei-

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ueux du cou se compose do veines superficielles et de veines profondes; mais ces vaisseaux présentent chez le chien, ([iianl à leur volume , nue disposition inverse : tandis que la veine profonde, la jugulaire interne, est la plus volumineuse chez l'homme, c'est la jugulaire

FlG. 81. — Cavité crânienne du chien ouverte par le côté droit pour montrer la disposition des sinus veineux (a, b, c) et leur confluence vers le pressoir d'Hcrophile, en c, au niveau duquel doivent être faites les ouvertures pour puiser le sang veineux cérébral, connue le montre la figure suivante.

externe qui, chez le chien, présente le volume le pins considérable, l'interne étant réduite à un mince filet veineux qui accompagne la carotide. Cette différence s'explique facilement si l'on tient compte des régions d'où viennent ces vaisseaux. Chez le chien, la face est très-développée relativement au cerveau : de là la prédominance de la veine qui résume la circulation externe de la tête. Le volume considérable de la masse encéphalique, chez l'homme, nous rend compte des dimensions

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