SON PERFECTIONNEMENT DANS L ÉCHELLE VNIMALE
les éléments anatomiques, pour lesquels il devient^ je le répète, le véritable milieu intérieur. Pour constater cette apparition graduelle des divers systèmes, et notammiMit du système circulatoire, à mesure que l'organisme .se complique et représente un agrégat plus considérable de cellules, nous n'avons pas besoin de parcourir l'échelle animale; il nous suffit do nous adresser à un même individu, mais en le considérant dès les premières périodes, au début de son développement. Si nous observons ce qui se passe lors de la formation du blastoderme du poulet, par exemple, nous voyons que dès que cette membrane, cet amas formé de cellules primitivement identiques, a atteint un développement assez considérable pour que les éléments situés loin de la surface ne puissent plus que difficilement se mettre en rapport avec les milieux nutritifs, nous voyons qu'aussitôt se forme un système d'irrigation destiné à rendre ces échanges possibles.
Aussi l'appareil circulatoire, qui en somme n'est qu'un système d'irrigation, présente-t-il , chez les diverses classes du règne animal, tous les degrés de perfectionnement les plus variés, correspondant aux degrés de complication de ces organismes dans l'échelle zoologique.
Chez quelques animaux inférieurs, par exemple chez les acalèphes, l'appareil digestif et l'appareil circulatoire ne semblent former qu'un seul et même système gastrovasculaire. Chez les sertulariens, une cavité cylindrique occupe toute la longueur du corps et communique librement au dehors par la bouche : l'eau de mer pénètre