INTRODUCTION. XV
on ne peut agir que sur le physique et par le physique.
On peut dire, en un mot, qu'il y a dans les organismes deux forces : La force législative, métaphysique; la force executive, physico-chimi([ue.
Or, nous ne pouvons saisir dans nos études que les forces executives physiques, les autres étant purement subjectives, en dehors de notre portée et sans elTet rétroactif.
On peut dire comme conséquence de la proposition précédente : La physique agit sur la métaphysique, mais jamais la métaphysique nagit sur la physique.
Critique expérimentale. — C'est en vertu des principes indiqués ci-dessus qu'on peut essayer de fonder aujourd'hui la critique expérimentale qui repose : 1" sur le déterminisme, comme principe scientifique absolu, tandis que les théories sont relatives. 2° La critique repose également sur un autre principe fondamental : la spécialité des agents physico-chimiques dans l'organisme. C'est le principe que j'appellerai : principe du vitalisme physico-chimique . 3" Un troisième principe est celui de la mobilité excessive des phénomènesvitaux, qu'il faut distinguer en phénomènes ^y;ithétiques et en phénomènes analytiques ou fonctionnels. Celte mobilité des phénomènes exige l'instantanéité et la simullanéité dans les expériences comparatives, qui sont toujours le critérium le plus sûr. 4° Il faut savoir aussi que, lorsque Torganisine est disloqué, troublé par une maladie ou autrement, les phénomènes synthétiques