‹ Leçons de physiologie opératoireChapitre 24 sur 163 · CINQUIÈME LEÇON · texte numérisé non relu

CINQUIÈME LEÇON

Sommaire. — Nécessité des expériences de contrôle. — Détermination du rôle des vivisections en physiologie expérimentale. — Des inductions anatomiques. — Comment on localise les phénomènes do la vie. — Comment on les explique. — Ces phénomènes rentrent dans l'ordre des actes physico-chimiques. — Impulsion donnée à la physiologie générale par les découvertes de Lavoisier. — De l'emploi des poisons pour porter l'analyse expérimentale jusque sur les éléments anatomiques. — De la vie. — Théories anciennes sur la vie. — La vie réside dans les éléments anatomiques. — La vie totale de l'individu est la somme des vies partielles des éléments de tissus. — Ohjet de la physiologie expérimentale.

Messieurs,

Nous venons de voir que la vivisection est, par excellence, le procédé d'iiivestioalion physiologique, et nous avons défendu les vivisections contre les attaques diverses dont elles ont été l'objet, en même temps que nous avons montré à ce sujet la nécessité des laboratoires.

Pour en revenir aux principes généraux que nous cherchons à établir, insistons sur ce point qu'il est indispensable, dans toute vivisection, d'avoir recours aux contre-épreuves. La grande méthode adoptée en physiologie consiste à supprimer un organe et à comparer ce qui se passe alors avec la marche naturelle et ordinaire des phénomènes de la vie; mais nous devons faire abstraction, dans ce cas, de toutes les con.séquences immédiates de la vivisection, en un mot des accidents chirurgicaux.

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