Fer doux. — Acier* — Force coercHIve. — Les ré
sultats de l’expérience sont différents, suivant que l’on soumet à l’action d^un aimant un morceau de fer doux (fer pur) ou un morceau d’acier (fer combiné avec du charbon). Dans le cas du fer doux, l’aimantation se produit instantanément, mais elle cesse dès qu’on éloigne l’aimant. Dans le cas de l’acier, l’aimantation se produit plus lentement, mais elle subsiste après l’éloignement de l’aimant.
PHOCÉDÉS d’aimantation.
Pour expliquer ces faits, on suppose que le fer doux et l’acier contiennent les fluides austral et boréal réunis énsémble et que l’approché d'un barreau aimanté déterminant la séparation de ces fluides produit la vertu magnétique. Dans le fer doux, cette séparation se fait facilement parce que rien ne s’oppose à la libre circulation des fluides ; par suite, ils devront se réunir de nouveau dés que l’aimant sera éloigné. Dans l’acier, au contraire, l’aimantation n'est déterminée qu’au bout d’un temps plus long, par suite de l’existence d'une force, appelée force coercitive j qui, s’opposant à la libre circulation des fluides, rend leur séparation plus difficile, mais s’oppose aussi après cette séparation à une réunidn nouvelle. C’est ce qui fait que l’aimantation subsiste après qu’on a éloigné l’aimant.
37fi. EfTetii de la rupture d’un barreau aimanté. — Dans l’étude de l’électricité par influence, nous avons admis que les fluides, en se séparant, se portaient chacun à une extrémité des corps électrisés. Le fait suivant ne nous permet pas d’admettre la môme chose pour le magnétisme. Si l’on brise en deux une aiguille d’acier aimantée, deux pôles se développent au point de rupture et sont, dans chaque morceau, opposés aux pôles de l’aimant primitif, de sorte que chaque fragment devient luimeme un véritable aimant.
Nous admettrons que le fluide naturel estréparti d’unemanière uniforme sur chaque molécule de l’acier ou du fer, et que, lorsqu’on les soumet à l’action d'un aimant, ce fluide naturel se décompose en deux fluides. qui se portent chacun à l’une des extrémités de la molécule ; le fluide austral se portant du côté du pôle austral, le fluide boréal du côté du pôle béréal. On démontre par le raisonnement que cette distribution des fluides conduit au môme résultat que si chacun d’eux se trouvait concentré aux centres d’action que nous avons appelés pôles.
PROCÉDÉS d’aimantation.
377. On peut développer artificiellement la vertu magnétique dans des barreaux d’acier à l’aide de différents procédésque nous allons décrire.