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Faisceaux maf^néilques. — Pour avoir de plus forts

aimants, on dispose en faisceaux des barreaux aimantés, dont les

pôles de môme nom sont en regard (Hg. 263). Souvent on' donne

à ces faisceaux la forme d’un fer à cheval (fig. 264).

Pour conserver aux aimants leur force magnétique, il faut avoir soin de placer contre les pôles des plaques de fer doux appelées armatures.

On voit enab (fig. 26i), celte armature munie d’un crochet. Si à ce crochet on suspend des poids et qu’on en augmente chaque jour le nombre, la force magnétique de l’aimant augmente avec eux.

Fig. 264 . hes armatures ont pour effet de maintenir la séparation des fluides ; l’absence d’armature amène une déperdition de magnétisme.

Une élévation de température un peu notable détruit aussi la vertu magnétique.

BOUSSOLES

382. Nous avons dit (37t) que la déclinaison était l’angle formé par le méridien géographique et le méridien magnétique.

On appelle boussole de déclinaison, ou simplement boussole, ' l’instrument propre à observer la déclinaison quand on connaît par les moyens astronomiques la direction de la méridienne du lieu*, ou bien à donner cette méridienne et par suite la position des quatre points cardinaux, quand on connaît la valeur de la déclinaison pour le lieu où l’on se trouve.

Un trépied à vis calantes supporte un limbe divisé CC' (fig. 204) sur lequel peut se mouvoir^ autour de l’axe central de l’appareil, une botte A renfermant une aiguille aimantée horizontale et ca^ pable de se mouvoir sur le cercle divisé Hll. Cette botte porte deux montants verticaux B B', qui supportent l’axe de rotation d’une lunette L. Un niveau à bulle d’air O sert à mettre l’axe de l’appareil dans une position bien verticale. La lunette servira îi déterminer le méridien géographique du lieu.

1 On appelle méridienne d'un lieu T intersection du méridien géographique avec rhoriron ; cette ligne est dirigée du nord au sud.

BOUSSOLES. 207

Nous ne décrirons pas le procédé employé pour déterminer la déclinaison à l’aide de cet appareil.

383. Boaasole marine. — La boussole dont se servent les marins est disposée de manière que l’aiguille reste toujours horizontale malgré le mouvement du vaisseau.

Elle se compose d’une boite suspendue à la Cardan (Bg. 265) et dont le fond supporte le pivot sur lequel tourne l’aiguille qui est collée sur un disque de substance transparente portant à sa

Fig. 265.

circonférence une division en degrés. La boussole est ordinairement accompagnée d’un système de pinnules que l’on voit en F sur le bord de la boîte, et qui servent à déterminer le méridien géographique du lieu.

Une ligne fixe, appelée ligne de foi, est tracée sur le fond de la boîte et placée dans la direction de la quille du navire. On peut alors connaître, à chaque instant, l’angle que fait l’aiguille avec la ligne de foi, c’est-à-dire avec la quille du bâtiment ; et, si l’on connaît la déclinaison du lieu, on peut, en rajoutant à l’angle observé ou en l’en retranchant, suivant les icas^ con-

naître la direction que suit le navire par rapport aux points cardinaux.

« La propriété directrice de TaimanL dit Biot, est une des plus belles découvertes que les hommes aient jamais faites; elle a donné aux navigateurs un moyen sûr de reconnaître la direction de leur route à travers Timmensité des mers, au milieu des nuits obscures, et lorsque les brumes ou les tempêtes leur dérobent

TC

Fig. 266.

entièrement la vue descieux. Une aiguille aimantée, suspendue en équilibre sur un pivot, leur montre le nord et le sud aussi bien que l’observation des astres. Cette invention, si utile et si simple, ne remonte guère qu’au douzième siècle. Jusqu’alors les navigateurs ne pouvaient se hasarder à s’éloigner des côtes. La découverte de la boussole leur a donné le moyen de s’élancer dans la haute mer et d’aller chercher des terres nouvelles, ignorées des plus puissantes nations de l’antiquité. »

BOUSSOLES

.184. déclinaison varie non-seulement d’un lieu à l’autre, mais dans un môme lieu. Ainsi, la déclinaison qui à Paris, en 1580, était de 30® orientale, est aujourd’hui de 20® enviror: occidentale. , ■ : • '

385. On appelle inclinaison l’angle que fait avec l’horizon la moitié australe d’une aiguille aimantée se mouvant autour d’un

Fig. 267. ,

axe horizontal et dans le méridien magnétique. Cet angle varie, suivant la position du plan dans lequel se meut l’aiguille; il est. minimum lorsque ce plan concorde avec le méridien magnétique,, maximum et de 90® quand il lui est perpendiculaire. L’inclinaison se détermine avec U boussole d’inclinaison que représente la figure 266.

A Paris, l’inclinaison est de 50®; elle est soumise aussi à des variations.

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