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PHÉNOMÈNES CAPILLAIRES

pour y arriver, il nous faudra mettre des poids dans l’autre pla~ teau C de la balance. Gay-Lussac a montré que, lorsqu’on employait un disque de glace ayant un diamètre égal à 0“,118, il fallait mettre en C un poids de 59 gr., 40.

Fig. 320.

I/expérience précédente prouve aussi que l’attraction moléculaire s’exerce entre les molécules d’un même liquide. Car, si elle ne s’exerçait pas, il ne faudrait, pour séparer le disque de l’eau, qu’un poids bien faible égal au poids de la couche excessivement mince de liquide qui est en contact avec lui.

458. Phénomènes capillaires. — < Les attractions dont nous venons de parler sont la cause de phénomènes désignés sous le nom de phénomènes capillaires, que nous allons rapidement exposer. — Lorsqu'on verse un liquide dans un tube à deux branches, dont l’une est large et l’autre très-étroite (fig. 321), les niveaux dans les deux branches ne sont plus sur le prolongement l’un de l'autre, comme l’indique la théorie des vases communiquants. L’eau, l’alcool, l’éther, s’élèvent, dans le tube étroit, dit capillaire, le mercure s’y déprime; de plus les surfaces terminales ne sont plus planes : celle de l’eau est concave, celle du mercure convexe.

Des phénomènes du même genre s’observent chaque fois qu’on

3o8 LEÇONS DE PHYSIQUE.

plonge un solide dans un liquide. Si le liquide mouille le solide, il s’élève contre sa surface, en présentant une surface concave ; il se déprime dans le cas contraire, en présentant une surface convexe.

Fig. 321.

Nous ne donnerons pas la théorie assez compliquée de ces phénomènes; nous nous contenterons d’en indiquer quelques applications. C’est par la capillarité que s’expliquent la circulation de la sève et les mouvements des corps légers flottant è la surface des liquides. Aussi, lorsqu'on diminue suffisamment leur distance, on les voit se rapprocher lorsqu'ils sont tous deux mouillés par le liquide, ou lorsqu’ils ne peuvent l’élre ni l’un ni l’autre. Ils se fuient au contraire quand le liquide mouille l’un sans mouiller l’autre. On peut réaliser celte expérience avec des balles de liège dont les unes ont leur surface nette et sont mouillées par l’eau, dont les autres ont leur surface enduite de noir de fumée et ne peuvent être mouillées par le liquide.

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