‹ Leçons de physique a l'usage des demoisellesChapitre 156 sur 200 · VITESSE DU SON · texte numérisé non relu

VITESSE DU SON

leurs de Villejuif : les observateurs de xMontlhéry notaient, à l’aide de chroYiomètres, l’instant où ils apercevaient rinflammalion de la poudre, puis notaient l’inslant où le son parvenait à leur oreille. Au bout de cinq minutes, un coup de canon était tiré à Montlhéry et les observateurs de Villejuif faisaient à leur tour les mêmes déterminations. La moyenne des temps observés fut de 34’’,G, à 16% température de l’expérience. 11 est évident que, si le son mettait 54", G pour parcourir 18 613 mètres, en une seconde il parcourrait 54,6 fois moins, ou 18 613 divisé par 54,6, c’est-cà-dire 340 mètres. On admit donc que dans l’air et à 16® la vitesse du son était de 340 mètres.

La température influe sur la vitesse de propagation du son : quand elle s’abaisse, la vitesse diminue; àO® elle n’est que de 333 mètres. L’influence du vent, que les expérimentateurs dont nous venons de parler avaient voulu éviter par l’alternance de leurs observations, est d’augmenter la vitesse des sons qui suivent la même route que lui et de diminuer la vitesse de ceux qui marchent en sens inverse. Mais la rapidité de la transmission du son étant très grande par rapport à celle des vents les plus violents, l’influence des vents sur la vitesse du son peut être regardée comme négligeable dans la plupart des cas.

La vitesse du son varie avec la nature du gaz au milieu duquel se fait la propagation.

Dans l’eau, celte vitesse que MM. Colladon et Sturm ont déterminée par des procédés analogues, sur le lac de Genève, est de 1 425 mètres.

Biot a montré que dans la fonte elle était dix fois plus grande que dans l’air.

Page 1