‹ Leçons de physique a l'usage des demoisellesChapitre 158 sur 200 · INTERVALLES MUSICAUX · texte numérisé non relu

INTERVALLES MUSICAUX

Les nuages n’opposent pas d’obstacle à la transmission des sons.

4° De la direction du vent Tout le monde sait que certains sons, celui des horloges ou des cloches, s’entendent par certains vents à une distance déterminée, tandis que par d’autres on ne les entend plus.

471. Uantear dn son, n^ravité, acuïté. On sait que les sons diffèrent les uns des autres par leur gravité, leur acuité, leur hauteur. Ainsi le son rendu par une sonnette d’appartement est plus aigu, plus élevé que celui de la cloche d’un beffroi ; les diffé* rentes notes d’un piano se distinguent parleur hauteur.

On a reconnu que les sons sont d’autant plus aigus que le mouvement vibratoire des corps qui les produit est plus rapide, en d’autres termes que le nombre de vibrations exécutées en un temps donné est plus grand.

472. mesure du nombre de 'vibrations correspondant à un son donné. — Les physiciens emploient plusieurs méthodes pour mesurer le nombre de vibrations correspondant à un son donnné. Nous ne décrirons que celles qui reposent sur des méthodes graphiques et qui sont les plus simples; en ne citant .que pour mémoire les méthodes de la roue dentée de Savart et de la sirène de Cagnard- Latour.

Uéiliode g’raphique. — I.a méthode graphique consiste à faire inscrire par lecorps vibrant lui-méme les vibrations qu’il exécute.

Supposons qu’on veuille déterminer le nombre des vibrations exécutées en un temps donné par un corps sonore, on ajuste un diapason qui rende exactement le môme son.

On arme une de ses branches d’une pointe fine, comme le re'présente la figure 327, et on fait passer devant elle, au contact, et dans une direction perpendiculaire à celle des vibrations, une plaque de verre P recouverte de noir de fumée ou de collodion. La pointe trace alors des zigzags sur la plaque. 11 est facile de se rendre compte de la production de ces zigzags. Si la plaque glissait parallèlement aux flèches de

la figure, la pointe tracerait à sa surface une série de petites lignes droites superposées ; mais comme elle se déplace dans une direction perpendiculaire, la pointe se trouve à chaque instant à une hauteur différente par rapportau bord inférieur de la plaque, et décrit des lignes inclinées dont la succession donne lieu aux zigzags. Chacun d’eux correspond à une vibration complète, puisque chaque petite ligne correspond elle-même à une demivibration ; en comptant alors à la loupe le nombre de zigzags exécutés dans un temps donné, on connaît le nombre de vibrations faites par le diapason dans le même temps.

Pour opérer avec précision, il est nécessaire que la plaque se

meuve d’un mouvement uniforme ; aussi la remplace-t-on souvent par une roue que met en mouvement un appareil d’horlogerie ; la tranche de cette roue est recouverte de noir de fumée et reçoit le tracé des vibrations (fig. 328).

473. lntervalle« miisicaox; gramme. — Lorsqu’on produit à la fois deux sons différents, celte superposition nous impressionne d’une manière agréable ou pénible. Dans le premier cas, les deux sons forment un accord comounant ou une consonnance, dans le cas contraire une dissonance ou cacophonie.

Il existe un assez grand nombre d’accords différents dont la musique s’est emparée pour produire des effets agréables à l’oreille ; les physiciens ont recherché quelles relations doivent exister entre les nombres de ^ibrations de deux notes pour produire tel ou tel accord.

La musique a adopté une échelle de sons qui permettent de réaliser tous les accords consonnants. Cette échelle, appelée gammCj comprend sept notes dont voici les nombres de vibrations comparés à celui de la première :

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