‹ Leçons de physique a l'usage des demoisellesChapitre 166 sur 200 · De lairoix. — L'appareil vocal de l’homme se compose · texte numérisé non relu

De lairoix. — L'appareil vocal de l’homme se compose

de plusieurs parties : les poumons qui fournissent le vent, la trachée-artère qui l’amène dans le larynx, le larynx où se forme le son, l’arrière-bouche et la bouche quirenforcent le son produit.

Les poumons se voient en P (fig. 332). Ce sont des organes spongieux divisés en une infinité de petites cellules dont chacune communique avec une division d’un tube T appelé trachée-artère, qui entrant en B dans les poumons s’y ramifie. La trachéeartère est composée d’une série d’anneaux élastiques superposés. Elle vient aboutir dans l’arrière-bouche. C’est par elle que l’air

nécessaire à la respiration entre dans les poumons, c’est par elle aussi que cet air, après avoir exercé sur le sang son action vivifiante, sort vicié, pour être rejeté au dehors en passant par la bouche et par les fosses nasales.

I.a trachée-artère en arrivant au larynx L se rétrécit brusquement en forme de fente étroite comprise entre deux lamelles élastiques appelées corc/es vocales inférieures I (fig. 333). Celte fente peut être comparée à une boutonnière dont les deux bords forment les cordes vocales. Le larynx s’élargit ensuite et présente deux renflements V appelés ventricules du larynx. Un nouveau

DE l’oreille.

réirécissement se trouve au-dessus des ventricules et forme les cordes vocales supérieures S; immédiatement après, le larynx communique avec l’arrière-bouche.

Les sons de la voix sont produits par les cordes vocales mises en vibration par le courant d’air venant des poumons qui jouent le rôle de soufflet, sont renforcés par les ventricules, et, lorsqu’ils arrivent dans la bouche, sont articulés par le jeu de la langue et des lèvres, qui les divisent en syllabes et produisent la parole.

40i. i^tenilue ile la humaine. — La voix d’un môme individu embrasse généralement deux à trois octaves. Mais la bauteurdes sons varie suivant les individus. Voici, d’aprèsM. Muller, le tableau des intervalles que peuvent parcourir les voix de diverses hauteurs en prenant pour ut^ l’ut grave du violoncelle ou 130,5 vibrations par seconde.

Soprano.

Ténor.

Les voix de basse-taille et de ténor appartiennent aux hommes et celle d’alto et de soprano aux femmes et aux enfants. La voix de baryton est intermédiaire entre celle de ténor et celle de basse-taille. Quelques voix exceptionnelles sortent des limites extrêmes que nous venons d’indiquer.

492. De l’oreille ou orirnne de l’ouïe. — Il nous reste maintenant, pour terminer l’étude des parties principales de l’acoustique, à décrire l’organe que la nature nous a donné pour recueillir les sons, qui deviennent alors la cause d’impressions transmises au cerveau et appréciées par lui. Cet organe est désigné sous le nom d’organe de l’ouïe ou de l’audition : il est double et placé de chaque côté de la tôle.

Chez l’homme et tous les mammifères, il est composé de trois chambres distinctes et successives, l’oreille externe, l’oreille moyenne et Loreille interne.

L’oreille externe se compose du 'pavillon P (fig. 334) et du con~ doit auditif A. Le pavillon P est une lame composée de fibres et

de cartilages, irrégulièrement contournée et dont les replis servent à réfléchir les ondes sonores dans le conduit auditif. On y remarque une espèce d'entonnoir arrondi C, appelé conqve auditive. Le pavillon, dans le langage ordinaire, est désigné sous le nom d'oreille. Les ondes sonores réfléchies par les replis du pavillon entrent dans le conduit A et viennent frapper une membrane T tendue obliquement à l'extrémité de ce conduit et servant à le séparer de l’oreille moyenne. Celte membrane est appelée tympan. Derrière le tympan vient l'oreille moyenne, sorte de caisse creusée dans la partie la plus dure de l’os temporal R, appelé rochir. On y remarque deux ouvertures appelées fenêtre ovale et

Fig. 334.

fenêtre ron>le à cause de leur forme : ces ouvertures sont fermées par des membranes. Une autre ouverture fait communiquer l’oreille moyenne par un conduit E appelé trompe d*Eustac/ie avec l’arrière-bouche, de sorte que l'aircontenu dans l’oreille moyenne est toujours à la pression atmosphérique. Dans l’oreille moyenne une chaîne d’osselets appelés marteau^ m (fig. 335), enclume, e, os

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