DÉPLACEMENT. DES OBJETS VUS PAR RÉFRACTION
le rayon du cylindre EO, il est normal à la sur/ace courbe et en sort sans déviation suivant £G. - 513. Déplacement des otajet* vas par réfraction. — Les
principes que nous venons de poser peuvent servir à expliquer des faits qui se présentent souvent.
Prenons une auge primitivement; vide, au fond de laquelle se trouve un point brillant M (ûg. 352), L'œil placé en 0 recevant
Fig. 35i.
un rayon MPO verra le point en M ; mais si oir vientà verser de l’eau dans l’auge, le rayon MP, qui auparavant allait directement à l’œil O, sewi rejeté parla réfraction en PP' et n'arrivera plusdans l’œil, mais un autre rayon MM' qui, avant qu’on ait versé de l’eau, passait au-dessus du point O, pourra être rejeté suivant M'O, et l’œil verra le point sur le prolongement de M'O en M". La position apparente du point lumineux se trouve relevée. L'expérience peut se faire avec une pièce de monnaie.
Si on plonge un bâton dans l’eau, il paraît brisé, car la partie • immergée se trouvant relevée par la réfraction, rie paraîtra plus située dans le prolongement de la partie extérieure, mais semblera inclinée sur elle.
Lorsqu’on est plongé sous une eau bien claire et tranquille, les objets placés sur les bords tels que B (fig. 353) semblent relevés au-dessus de leur véritable place. Le point B, par exemple, envoyant un rayon BA, celui-ci se réfracte suivani AO, et l'œil, qui placé en O le reçoit, voit le point B en B' sur le. prolongement AB' de OA.
rHTSIQVB POIBB.
Fjg. 353.
ci î. /tuerie limite, réflexion totale. — Il existe une rela* tlon étroite entre la valeur de l’angle d’incidence et celle de l’angle
de réfraction. Lorsque le premier augmente, le second augmente aussi et inversement.
Soit (fig. 354) un rayon lumineux DI cheminant dans l’eau et faisant avec la normale IB un angle d’incidence HIB ; il se présente on I pcui émerger dans l’air et y prend la direction IC. Si on considère un rayon Kl faisant avec la normale IB un angle d’incidence KIB plus grand que RIB, l’angle de réfraction AlC sera plus grand que l’angle AÏS. L’angle d’incidence continuant à croître atteint une valeur JIB pour laquelle l’angle de réfraction AIM est droit et sort en rasant la surface de l’eau. Si, à partir de cette valeur, l’angle d’incidence croît encore, l’angle de réfraction devant croître avec lui devra être plus grand que AIM, par suite le rayon ne sortira pas de l’eau et se réfléchira en I. C’est ce qui arrive pour le rayon TI, qui se réfléchit suivant IV. On dit alors qu’il y a réfl^mon totale.
L’angle JIB, qui est la valeur limite que puisse prendre l’angle d’incidence pour qu’il y ait émergence, et qui correspond à un angle de réfraction égal à 90'*, est appelé angle limite. Sa valeur dépend des milieux considérés. Pour l’eau et Pair, il est de 48®35'environ, c’est-à-dire que tout rayon, cheminant dans l’eau et faisant avec la normale un angle d’incidence plus grand que 48®35', ne pourra sortir de l’eau et sera réfléchi à l’incidence : pour le verre et l’eau, il est de 42° environ.
515. lllraîr*». — Le phénomène de la réflexion totale sert à expliquer un effet très-intéressant qui se produit surtout dans les plaines arides, échauffées par un soleil brûlant, et qui est désigné sous le nom de Il a été souvent observé par nos
soldats de Texp’^dition d’Égypte. Monge, qui accompagnait Bonaparte, le décrit de la manière suivante :
« Dès que la surface du sol est suffisamment échauffée par la présence du soleil, et jusqu’à ce que, vers le soir, elle commence à se refroilir, le terrain ne paraît plus avoir la même ex-