‹ Leçons de physique a l'usage des demoisellesChapitre 181 sur 200 · LENTILLES · texte numérisé non relu

LENTILLES

prisme .par un plan perpendiculaire aux arôlcs, on pbiientpoHr section un triangle que l’on appelle section principale.

Lorsque la lumière traverse un prisme, elle subit une déviation qu’il est facile d’expliquer.

Supposons que ABC (fig. 357) représente la section principale d’un prisme, et considérons ce qui se passe dan s son plan. Soit SI un rayon incident; lorsqu'il pénétre dans le prisme, au lieu de continuer suivant II., il se réfracte suivant H' en se rapprochant de la normale 10; arrivé en I' il se Fig. 356 . réfracte suivant l'S', en s’éloignant de la normale rO; puisqu’il passe d’un milieu plus dense dans un 'milieu moins dense. On voit que ces deux réfractions ont pour effet de reporter les rayons vers la base BC du prisme, et les objets vus à travers

lui semblent reportés vers son sommet A, car l’effet que nous observons dans une seule section s’observe dans toutes les autres.

517. Lorsqu’un rayon lumineux traverse un milieu à faces.paralléles, une lame de verre, il en sort parallèle à sa direction primitive, maisil ne se trouve pas exactement sur son prolongement. La distance de ces deux directions parallèles, nulle dans le cas de l’incidence normale, ne devient sensible que peur des inclinaisons un peu fortes ou pour des épaisseurs notables du milieu traversé.

518. LeDUllea. — Ôn appelle lentilles un milieu réfringent compris entre deux portions de surfaces sphériques; elles sont ordinairement en verre.

On en emploie de deux espèces principales : I® les lentilles convergentes, qui font converger vers un seul point des rayons divergents; 2® Les lentilles dîvei'gentea, qui augmentent la divergence des rayons.

A, B, G (fig. 3 dS) représentent des lentilles convergentes; on voit qu’elles sont plus épaisses au milieu qu’aux extrémités. D/K, F représentent des lentilles divergentes, elles sont plus épaisses aux extrémités qu’au milieu.

319. EfTets dei lentilles convcrsfenteii. — Parmi les lentilles convergentes, nous ne I considérerons que la lentille

s biconvexe représentée en A

(fig. 338).

On appelle axe pnncipal d’une lentille biconvexe la ligne joignant les centres des deux surfaces sphériques qui limitent cette lentille, lo Lorsqu’on reçoit sur une lentille biconvexe un faisceau de rayons solaires parallèles à l’axe principal ABO (fig. 3o9), ces rayons vont tous, après avoir traversé la lentille, se couper en un point F situé sur l’axe et appelé foyer principal. Il existe un

foyer principal de chaque côté de la lentille.

2® Un point lumineux P (fig. 360), situé sur l’axe devant une lentille inn, envoie " . ' Fig. 3C0. sur elle des rayons qui vont se

couper tousen un point a; situé aussi sur l’axe, de l’autre cOté de la lentille, et appelé foyer conjogué. Inversement, des rayons partis du point x iraient se couper au point P.

3® Lorsque le poirit lumineux P (fig. 36!) se trouve entre le foyer principal et la lentille, les rayons qü’il émet, au lieu de converger en sortant de la lentille, vont en divergeant, comme »;.r et ns, et ce sont leurs prolongements qui vont se couper

FORMATION DES IMAGES. 40a

en x; le point j: est alors un foyer conjugué virLuely au lieu d’ôtre réel comme dans les précédents.

4® Lorsque le point lumineux est au-dessus de Taxe comme A (fig. 302), son foyer conjugué est en A' au-dessous de l’axe et si* tué sur la ligne qui passe par le point A et un certain point cen*

tral O de la ligne appelée centre optVjue, Un point B, situé audessous de l’axe, donnerait son foyer en B' au-dessus de l’axe.

520. Formation des Images dans les lentilles blcon* irexes. — L’image d’un objet est l’ensemble des foyers conjugués des différents points de l’objet. Quand on place un objet lumineux devant une lentille, la flamme d’une bougie, on peut recevoir derrière elle sur un écran l’image renversée de la flamme (fig. ü63).

Si la flamme est très-loin, l’image est très-près du foyer principal; elle est, d’ailleurs, renversée, réelle et plus petite que la flamme.

Si la bougie se rapproche de la lentille, l’image s’en éloigne et grandit ; si elle est au double de la distance focale principale, limage est à la môme distance de l'autre côté; elle est de môme grandeur quelabougie; si la flamme se rapproche encore, l'image

é’^loigtie et devient pins grande que Tobjet, elle devient bientôt assezgrande et assez éloignée pour qu'on ne puissoplusTat teindre.

Quand la flamme se* trouve entre le foyer principal et la lentille, l’image ne se forme plus sur l’écran, lelle devient virtuelle, et l’ceil qui reçoit les rayons divergents sortant de la lentille voit une image droite et amplifiée de la bougie.

52t. lienlilles dlirergentes. — Les lentilles divergentes, parmi lesquelles nous citerons la lentille biconcave, représentée en D (fig. 3.ï8\ ne donnent que des foyers virtuels, des images virtuelles droites et plus petites que l’objet.

Page 1