‹ Leçons de physique a l'usage des demoisellesChapitre 192 sur 200 · TÉLESCOPE DE NEWTON · texte numérisé non relu

TÉLESCOPE DE NEWTON

5i5. ttnaeUe terretiri». -i. La lunelte astronomique renverse les image^,.ce qui est un inconvénient quand l’instrument est destiné à observer des objets terrestres. Le P. Bleita a fait

disparaître cet inconvénient en disposant deux lentilles convergentes entre l’objectif et l’oculaire. L’instrument se nomme ^\ov?> lwietle\<ï approche o\\. longve-vue* ,

54D. l.iine<fe de Galilée. La' lunette de Galilée montre les objets droits avec deux verres seulement. Dans cette lunelte l’objectif est une lentille convergente et l’oculaire est une len tille divergente qui; recevant les rayons- avant qu’ils se soient croisés au foyer de l’objectif, redresse l’image.

,547. Téleacope. — Dans les télescopes proprement dits, les images des objets éloignés sont formées par un miroir concave, qui réfléchit les rayons venus de ces objets et donne lieu à une image réelle’ que l’on observe avec une lentille convergente appelée oculaire qui fait fonclion.de loupe.

. 548. Téleacope de. Mewton, — Dans le télescope de Newton, le seul que nous décrirons,, les rayons lumineux viennent se réfléchir sur un miroir concave M (fig. 381), placé au fond d'un tube métallique ; ils iraient après réflexion former une image en

A 'H' : mais, arrôlés par le miroir plan P, ils se réfléchissent ■ prennent former en A" B" une image que l’oculaire L agranli.

Fijr. 381 .

540. l*Jiape«. — Comme dernière application des lentilles, nous citerons les phares placés sur les côtes et destinés à renseigner les navigateurs pendant la nuit.

Autrefois on se servait de miroirs courbes qui lançaient sur la mer les rayons réfléchis d'une source lumineuse placée en avant d’eux. Mais la facile altération des miroirs métalliques, la perte de lumière occasionnée par la réflexion, consliluiiient des inconvénients auxquels l’emploi des lentilles ne donne pas lieu.

Supposons qu’au foyer principal d’une lentille convergente on place une source de lumière, les rayons qu’elle envoie sur cette lentille en sortiront parallèlement à l’axe et formeront un faisceau lumineux qui pourra être lancé à la surface de la mer. Tel est le principe des phares à lentilles. Mais l’emploi des lentilles ordinaires présente deux inconvénients : 1° pour que les rayons sortent parallèles à l’axe, il faut qu’à l’incidence ils ne s’écartent pas trop de l’axe, condition opposée au but que l’on veut atteindre, puisque, pour avoir un éclairage suffisant, il faut recevoir une grande quantité de rayons sur une lentille assez large ; 2® malgré la diaphanéité de la lentille il y a toujours absorption d’une certaine quantité de lumière. Fresnel par l’emploi des lentilles à échelons a remédié à ce double inconvénient.

Il fit construire des lentilles planes sur l’une de leurs faces (fig. 3S2), et présentant sur leur autre face des parties sphériques rentrantes, l’ensemble formant une lentille centrale en- • lourée d’anneaux concentriques. L’épaisseur se trouvait ainsi diminuée et par suite l’absorption de la lumière, et les courbures des surfaces étaient disposées de telle sorte que tous les

PHARES A ÉCL.PS.-*: .

rayons sortissent parallèles à l’axe de la lentille centrale : oh pouvait ainsi avoir une grande lentille et conserver cependant le parallélisme.

La source de lumière employée est une lampe à quatre mèches concentriques pouvant s’abaisser ou s’élever indépendamment les unes des autres au moyen de pignons et de crémaillères. Une lampe de cette nature consommant 750 grammes d’huile par heure donne la lumière de 17 lampes Carcel. Placée au foyer d’une lentille à échelons, elle donne un faisceau lumineux qui peut parvenir à 12 lieues de distance et qui ale pouvoir éclairant de 4000 lampes Carcel ou*de 24000 bougies.

550. Phares à éclipses ou phares tourliants. Il est évident que si l’on n’employait qu’une seule lentille à échelons et qu’elle fût immobile, la lumière réfractée formerait un cylindre unique ayant pour base la lentille, et il faudrait se trouver dans sa direction pour apercevoir le phare : ce qui constituerait un inconvénient sérieux. L’emploi des feux tournants permet de lancer la lumière dans toutes les directions. On dispose, suivant une surface cylindrique dont l’axe est occupé par la source lumineuse, des lentilles à échelons formant de véritables panneaux II (fig. 383), dont les foyers sont en un même point de Taxe du cylindre. Au moyen d’un mécanisme d’horlogerie le système entier tourne autour de cet axe. 11 en résulte que chaque panneau promène sur toute la surface de la mer le faisceau lumineux qui l’a traversé. Un observateur placé à une certaine distance n’aperçoit la lumière du phare qu’au moment où le faisceau envoyé par un panneau vient frapper ses yeux ; après cela il retombe dans l’obscurité jusqu’au moment où un nouveau panneau vient l’éclairer. On comprend qu’il en résulte pour lui de véritables éclipses et qu’en variant le nombre et la durée des éclipses, on pourra donner à chaque phare un caractère propre qui appren-

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