MÉTHODE DU FLACON
Cette méthode est due A Klaproth qui vivait à la fm du siècle dernier.
87 .liiquides. — On pèse d’abord parla double pesée le corps dont on veut déterminer la densité, un morceau d aluminium, par exemple. Supposons qu’il pèse 2G?^312. On le place ensuite dans un des plateaux d’une balance à côté d’un flacon plein d’eau (fig. 60), et fermé par un bouchon à l’émeri. Ce bouchon est percé d’un petit Irou capillaire, jusqu’au sommet duquel s’élève le liquide intérieur. L’équilibre étant établi par de la tare mise dans l’autre plateau, on enlève le flacon, on y introduit le corps qui en fait sortir un volume d’eau justement égal au sien. On essuie bien le flacon et on le remet en place ; l’équilibre est rompu, puisqu’une certaine quantité d’eau est sortie du flacon. Pour rétablir l’horizontalité du fléau, il faut ajouter des poids gradués qui représentent le poids d’un volume d’eau égal au volume du morceau d’aluminium, soient 10 s^,d*2o. En divisant 268*^,312 par I0*'‘*,o25, on a la densité de l’aluminium qui est égale à 2,5.
88. Solide*. — On se sert ordinairement pour les liquides de petits flacons dont l’usage a été introduit par M. V. Uegnault. Ils se composent d’un réservoir sphérique ou cylindrique A (fig. 67) surmonté d’un tube capillaire et d’une aulre partie plus large qui sert d’entonnoir.
On met sur l’un des plateaux de la balance le flacon plein du liquide sur lequel on veut opérer, d’acide sulfurique par exemple. On en fait la tare, puis on vide le flacon et on le sèche avec soin ; on le replace sur la balance, et les poids qu’il faut ajouter à côté de lui pour rétablir l’équilibre représentent le poids d’un volume d’acide sulfurique égal à celui du flacon, soit par exemple 368*’, 8. On répète la môme opération avec l’eau, soit 20 ^^ le résultat de la nouvelle pesée. 11 est évident qu’en divisant 3G«^8 par 20«% on aura la densité 1,84 de l’acide sulfurique,