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Supposons qu’entre deux murs verticaux A et A

Fig. 162.

(fig. 4 62), on ait fixé pour les soutenir une barre de fer maintenue par des talons B, G, B’, G' ; si l’on n’a pas eu soin de laisser entre les talons et les murs un intervalle suffisant, la barre, en se dilatant, poussera les deux murailles en dehors; en se contractant.

CHANGEMENTS D'ÉTAT DES CORPS. TiO

elle tendra à les rapprocher 1 une de l’aulre. Ce phénomène souvent répété nuirait infailliblement à la solidité de l’édifice.

M. Molard, ancien directeur du Conservatoire des arts et métiers, a fait de ce qui précède une heureuse application. Deux murs d’une galerie s’étaient déviés de leur aplomb et se renversaient en dehors. M. Molard les fit relier par des barres de fer qu’il .porta à la température rouge; pendant qu’elles étaient à cette température, il fit serrer fortement en dehors des écrous semblables à ceux que l’on voit en B, B' sur la figure 1G2, puis laissa refroidir les barres, qui, en se contractant, ramenèrent les murs dans la verticale.

184. Pendules compensatenrs. — Nous avons vu, en étudiantle pendule, que la duréede ses oscillations varie avecsalongueur. Il suit de là que les variations de température devront amener des variations dans la durée des oscillations, qui deviendra plus grande lorsque le pendule se dilatera, plus courte lorsqu’il se contractera. Il suit de là aussi que les horloges qui sont réglées par un pendule retarderont en été et avanceront en hiver. Pour les mettre à l’abri de l’influence de la température, on se sert de pendules dont la longueur ne varie pas, et qu’on appelle pour cette raison pendules compensateurs ou compensés.

Nous ne citerons que celui de Julien Leroy *. La lentille L et la tige qui la soutient (fig. 163) sont reliées au couteau de suspension par des châssis formés de barres de fer F, F" etde cuivre C, C’. Lorsque la température s’élève, la longueur des tiges AE, A'E croît et tend à augmenter celle du pendule ; mais en même temps celle des tiges BC, B’C' croît aussi, et comme elles sont fixées par leur partie inférieure, elles ne peuvent se dilater que de bas en haut, et par conséquent tendre à relever la tige F’. On voit que la dilatation des barres de fer tend à augmenter la distance entre le centre de la lentille L et le couteau de suspension, tandis que la dilatation des barres de cuivre tend à diminuer cette distance. On comprend donc qu’en connaissant les coefficients de dilatation du fer et du cuivre, on puisse arriver à disposer le pendule de manière que sa longueur soit invariable.

Le calcul montre qu’un seul châssis ne saurait être suffisant pour cette compensation. -

* Julien Leroy, né à Tours, en 1685, mort en 1759,

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