VENTS
284. Lorsque la densité de l’air est partout la môme, l’atmosphère reste en repos; mais dès que cet équilibre est rompu par une cause quelconque, il en résulte un mouvement que l’on appelle vent. Supposons qu’une région du globe soit fortement échauffée : les couches d’air voisines du sol deviennent moins denses et s’élèvent; elles doivent donc être remplacées par de l’air froid venant des régions voisines, de là un vent soufflant de la région froide vers la région chaude; il est évident que ce vent se propage autour de la région considérée en sens inverse de sa direction. Lorsque les couchesd’air échauffées se sont élevées à une certaine hauteur, elles se déversent de part et d’autre et il en résulte, dans les régions supérieures de l’atmosphère, un vent de direction conlraire à celle du vent soufflant dans les régions inférieures.
L’expérience suivante nous rendra compte de la production des vents.
En hiver, ouvrons la porte qui fait communiquer un appartement chauffé avec un autre qui ne l’est pas. Nous sentirons immédiatement un courant d'air, et, si nous plaçons une bougie allumée tantôt à la partie inférieure de l’ouverture, tantôt à sa. partie supérieure, nous constaterons, par la direction de la flamme, l’existence d’un double courant d’air, qui, en bas, est dirigé de l’appartement froid vers l’appartement chauffé, en.haut dans un sens inverse.
La condensation d’une certaine quantité de vapeur d’eau at-
mosphériqiie dans un lieu déterminé produit un vide, qui est bientôt rempli par les couches d’air voisines ; c’est là une nouvelle cause des vents.
28o. périodiques. Brises de terre et de mer.
Moussons. Alizés. — Sur les côtes, lorsque le temps est calme, on ne sent aucun mouvement dans l’air jusqu’à huit ou neuf heures du matin; mais alors il s’élève peu à peu une brise venant de la mer : c’est la brise de mer. En effet, la terre s’échauffant plus vite que les eaux de la mer sous l’influence du soleil levant, l’air qui se trouve au-dessus d’elle s’échauffe aussi plus vite que celui qui est en contact avec la mer, et le courant aérien inférieur doit s’établir de la mer vers la terre. Le soir, le phénomène inverse a lieu, parce que le refroidissement de la terre est plus rapide que celui des eaux de la mer : alors souffle la brise de teire.
On appelle moussojis les vents périodiques qui régnent pendant six mois dans un sens et, pendant six autres mois, en sens contraire. On les observe spécialement dans l’océan Indien.
On appelle ve?its alizés des vents qui soufflent du nord-est dans notre hémisphère et du sud-ouest dans l’hémisphère austral, tlssont dus à l’influence combinée de la rotation de la terre et de réchauffement des couches d’air situées à l’équateur. Nous n’exposerons pas la théorie qui explique leur formation.
2H6. de» veuf».* — La vitesse des vents est très-
variable. Les marins appellent ve)it fra^scelin qui parcourt environ 10 mètres par seconde, grand frais le vent de 15 mètres, très-grand frais celui de 20 mètres. Quand la vitesse atteint 25 ou 30 mètres, on a ce que l’on nomme une tempête; si elle s’élève à 35 ou 45 mètres par seconde, il en résulte un ouragan.
UYGROMÉTIUE.
287. But de l’hyi^roméirie. — L’atmosphère renferme toujours de la vapeur aqueuse. Il suffît, pour s’en convaincre, d’abandonner à lair, dans un vase découvert, de l’acide sulfurique, \ de la potasse caustique, ou toute autre substance avide d’eau ; ^ au bout de peu de temps, l’augmentation de poids subie par ces corps prouve qu'ils ont absorbé une certaine quantité d’eau. On