EXPÉRIENCE DE SEEBEGK
Nous avons vu, en énonçant la loi des contacts successifs, que, si toutes les soudures d'une chaîne métallique sont à la même température, le circuit n'est le siège d'aucun courant, la somme des forces électromotrices étant nulle; mais que, si Tune des soudures est maintenue par une source chaude à une température plus élevée que les autres, un courant prend naissance.
Expérimentalement, ce phénomène fut découvert par Seebeck en 1821. On répète sa célèbre expérience à l'aide du dispositif suivant (y?^. io6). Sur une lame plane d'antimoine AA' est
soudée, aux deux extrémités seulement, une lame contournée de bismuth BB'. Ces deux lames laissent entre elles un intervalle dans lequel est logée, mobile sur un pivot vertical, l'une des aiguilles N'S' aimantées d'un système astatique dont l'autre aiguille est en dehors en NS, au-dessus de la lame de bismuth. On oriente Tappareil dans le plan du méridien magnétique, et l'on chauffe la soudure A'B' à l'aide d'une lampe à alcool : aussitôt l'aiguille est C.etB. — II. 12
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déviée, comme elle le serait par Teffel d'un (viurant électrique, dirigé du bismuth à Tantimoine, à travers la soudure chaude; l'équilibre électrique qui existait avant le chauffage est donc rompu, la somme des forces électromotrices cesse d'être nulle.