BOUSSOLE DE DÉCLINAISON ABSOLUE
Pour connaître la déclinaison, il suffit de mesurer l'angle que fait l'axe magnétique d'une aiguille avec un plan quelconque dont l'azimut est connu.
Les appareils de Lenoir ou de Gambey, avec lesquels on a fait, pendant presque tout le siècle, les mesures de déclinaison, sont aujourd'hui remplacés par le théodolite-boussole de MM. Brunner.
Cet appareil {fig- 17a) comprend deux cercles gradués, l'un A
Fig. 17a.
horizontal, l'autre D vertical, mobile autour d'un axe passant par le centre du premier, et portés sur un trépied à vis calantes. Une
lunette FF' et un microscope M, reliés parallèlement l'un à Tautre, sont mobiles autour d'un axe horizontal qui passe par le centre du cercle vertical.
L'aiguille formée d'un barreau d'acier prismatique porte, incrustés dans ses extrémités, de petits disques d'argent sur chacun desquels est tracé un trait vertical ; elle est suspendue dans une caisse G cylindrique, en bronze exempt de fer, ainsi du reste que tout l'appareil, fermée par deux glaces, dont l'une est mobile. Cette cage est surmontée d'un tube H, terminé supérieurement par une monture en bronze, dont une partie, pouvant tourner sur l'autre, est munie d'un petit treuil I, auquel est attaché le fil de suspension de l'aiguille, formé de brins parallèles de soie, enduits de suif; cette pièce est, d'autre part, prise entre quatre \is de ré-
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glage opposées deux à deux, destinées à corriger le défaut de centrage du point de suspension de l'aiguille. Un deuxième modèle destiné spécialement aux voyages (Jiff* < 73),
construit par MM. Brunner, peut donner la déclinaison, Tinclinaison et Tintensité : la description en est la même; mais il comporte en plus deux pièces T et PR destinées aux expériences de la méthode de Gauss et à la mesure de Tinclinaison ; on les enlève pendant la détermination de la déclinaison.
Pour les observations de déclinaison absolue, Pappareil est placé sur un pilier en maçonnerie, d'où l'on peut viser divers monuments de Paris, entre autres la croix du Panthéon, celle du Val-de-Grâce, la flèche de la cathédrale, dont les azimuts ont été déterminés à plusieurs reprises avec beaucoup de soin.
La détermination du méridien magnétique exige que le (il de suspension de l'aiguille soit sans torsion ; on s'en assure en substituant à l'aimant un barreau de cuivre de même poids, et l'on tourne le treuil de suspension jusqu'à ce que le barreau de cuivre se maintienne dans l'axe de sa cage cylindrique; le fil est d'ailleurs aussi fin que possible, de façon que sa force de torsion soit très faible. Le barreau aimanté étant rerais en place, on pointe successivement le microscope sur le repère de chacune des extrémités de ce barreau, et l'on prend la moyenne des deux positions du vernier sur le cercle horizontal, ce qui corrige le défaut de centrage de l'aiguille, dans le cas où le réglage par les vis de calage aurait été incomplet. La moyenne obtenue donne la direction de la ligne des repères du barreau qui peut s'écarter sensiblement de la ligne des pôles; il suffit alors de retourner l'aiguille sur ellemême et de refaire les lectures ; la seconde moyenne difi'ère de la première du double de l'écart à éliminer. La demi-somme de ces deux moyennes donne la direction de l'axe magnétique du barreau.