COMPOSANTE HORIZONTALE. - MA6NÉT0MËTRE
La boussole des variations en déclinaison se prête à la détermination de la composante H par la méthode dite du magné tome tre de Gauss, qui comprend deux opérations :
i^ Le barreau d'acier sur lequel on opère est placé dans une
caisse identique à celle de la boussole des variations, en déclinaison, où on le fait osciller d'abord seul, sous Taction de la terre, puis, après Tavoir muni de poids additionnels ; ces diverses opérations ont pour effet, comme nous l'avons montré (158), de mesurer, en même temps que le moment d'inertie du barreau, le temps d'une oscillation et, par suite, de faire connaître le produit DXLH.
a'* On fait agir ensuite ce même barreau sur l'aiguille de la boussole de variation; celle-ci est à cet usage munie d'une longue règle de cuivre TT divisée, parallèle à l'aiguille. Sur sa face supérieure, se meut un chariot (Jig. 176), sur lequel on place horizontalement le barreau SN qui vient de servir à l'expérience précédente; il est perpendiculaire à la règle et, par suite, au méridien magnétique dans lequel se trouve son milieu.
Ce barreau est placé au nord, à deux distances r et r', puis au sud à ces mêmes distances; on le retourne bout pour bout et on lui fait occuper de nouveau les mêmes positions. A chaque station l'aiguille est déviée et oscille ; quand l'amplitude de ces oscillations est assez faible, on prend des moyennes qui donnent les valeurs des angles ai, a'^, ce qui permet, par les formules que nous avons
indiquées, de procéder au calcul de -û--
163. - MA6NÉT0MËTRE BIFILAIRE POUR LES VARIATIONS DE L'INTENSITÉ.
I** Appareil d'observation. — L'observation des variations de l'intensité se fait à l'aide d'un magnétomètre bifilaire (Jîg^ *77)î dont la construction est due à M. Eichens.
L'appareil est analogue à la boussole des variations de déclinaison, sauf que le barreau, au lieu d'être porté par un fil, est porté par deux fils distants de o*^", 5 et longs de 65*^". En tournant le bouton supérieur de l'appareil, le système des deux fils se tord et éloigne l'aiguille du méridien magnétique; on continue la torsion jusqu'à une valeur a, telle que le barreau soit perpendiculaire au plan du méridien magnétique. A ce moment il est en équilibre entre deux couples : le couple de torsion du système bifilaire
Fig. 177.
el le couple terrestre, agissant sur les deux pôles perpendiculairement à la direction de l'aiguille; on a donc
OHH = — ^sina.
Si la composante H varie, le barreau est dévié, a varie; une lunette viseur, à règle graduée, permet, grâce au miroir fixé au barreau, d'en suivre les déplacements. Mais l'équilibre du barreau peut être troublé :
1° par les variations de H; a° parles variations de la déclinaison ; 3® par les variations de DTL sous l'action du temps ou avec la température; l'effet est donc très complexe.
Pour déduire de la déviation p, en supposant qu'elle soit due uniquement à une variation de H, la valeur de celle variation dH, il faut évaluer le couple de torsion en fonction du couple horizontal terrestre.
Pour cela, on fait osciller le barreau en le ramenant dans le plan du méridien, son pôle nord dirigé vers le nord : si l'on désigne par t le temps d'une oscillation, par K le moment d'inertie de l'équipage mobile, par OÏL H et t les moments du couple terrestre et du couple de torsion, on a
^^''VDfCW:^'
en retournant l'aiguille bout pour bout à l'aide du bifilaire et la faisant de nouveau osciller, le temps d'une oscillation est
'' = '^V/ï^r|oî'
Le rapport ç du moment du couple de torsion t au moment 011 H est donc
2" Appareil enregistreur. — Le bifilaire enregistreur est exactement semblable au déclinomèlre enregistreur de Salleron kfig' 175); il n'en diffère que par la suspension de l'aiguille qui est bifilaire et par l'orientation de l'appareil qui est telle que le barreau soit perpendiculaire au méridien magnétique.