EXPÉRIENCES DE FARADAY
Nous indiquerons ici les dispositifs à l'aide desquels on répète aujourd'hui, dans les cours, les expériences sur lesquelles repose la théorie des phénomènes d'induction.
33'î ÉLECTRICITÉ DYNAMIQIE.
1° Induction par les courants. — Dans une bobine creuse el fixe, A conlenant un galvanomètre dans son circuit, on plonge brusquement une bobine B parcourue par un courant { fîg> 21 4),
Fi g. ai'^.
le galvanomètre accuse aussitôt, par une impulsion Instantanée, la naissance d'un courant de sens contraire au courant principal ; ce courant ne dure qu'un moment : on constate l'apparition d'un nouveau courant instantané, mais de même sens, celte fois, que le courant inducteur, au moment où l'on retire la bobine B'.
2° Induction par les aimants. — En remplaçant^ dans l'expérience précédente, la bobine B par un aimant d'acier, on observe les mêmes résultats : on pourra, par la pensée, donner, d'après la théorie d'Ampère, un sens aux courants particulaîres que l'on suppose circuler dans l'aimant, et l'on verra que le courant induit initial est de sens contraire, le courant final de même sens que les courants particulaires.
On produit les deux effets à la fois en plaçant dans la bobine A la bobine B au centre de laquelle est une masse de fer doux C; au lieu d'enfoncer brusquement B dans A, on peut, ce qui revient au même, lancer dans B', à un instant donné, le courant d'une pile, et le faire cesser : on observe les mêmes courants induits que si l'on avait opéré mécaniquement le rapprochement des deux
circuils. Grâce à la présence du fer doux qui s^aimante par influence, les courants induils sont, cette fois, . beaucoup plus intenses.
3 • Induction par la terre. — En plaçant une bobine de telle façon que son axe soit d'abord parallèle à Taiguille d^inclinaison, et en la faisant tourner brusquement, de façon à l'amener dans lo plan perpendiculaire, on constate également Tapparition de courants induits, inverse et direct.
4® Self-induction. — Faraday a même constaté qu'un courant développe dans son propre circuit des courants d'induction de sens contraire quand il commence, de même sens quand il finit. Voici la disposition expérimentale qu'il a employée.
Dans le circuit d'une pile P(/7^. 21 5) contenant une bobine AB,
l'ii
se trouve une dérivation CD dans laquelle est placé un galvanomètre G.
Quand le courant de la pile circule à l'état permanent, la déviation de l'instrument est 0.
Mettons d'abord le galvanomètre dans la position (1), c'està-dire produisons artificiellement la déviation 0 à l'aide d'un butoir h qui empêche l'instrument de revenir au zéro. Le circuit étant ouvert, si nous venons à le fermer brusquement à l'aide d'une clef de contact, nous constatons que Taiguille est chassée vers la droite, au delà de la position 8. Ce qui peut s'expliquer en admettant la production dans la bobine d'un courant induit inverse qui, circulant dans le sens Bx\C,, traverse le galvanomètre
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de C en D en s'y superposant, avec addition, au courant principal.
Mettons maintenant l'aiguille dans la position (â), c^est-à-dire, main tenons-la au zéro à l'aide d'un butoir U qui l'empêche de prendre, sous l'influence du courant, la déviation 0'. Le courant étant établi, interrompons-le brusquement : nous verrons Taiguille lancée vers la gauche. Il y a donc un courant induit de rupture de même sens que le courant principal dans ABD et qui traverse le galvanomètre de D en C, c'est-à-dire en sens inverse du courant inducteur.