‹ Leçons de physique générale (volume 2)Chapitre 216 sur 308 · I. — MACHINES D'INDUCTION · texte numérisé non relu

I. — MACHINES D'INDUCTION

Quand les phénomènes d'induction furent découverts par Faraday, on était loin de prévoir la carrière qu'ils ont fournie : d'abord objet de pure curiosité scientifique, ils sont aujourd'hui, avec les actions électromagnétiques, la base sur laquelle repose toute l'électricité industrielle; ils constituent, en effet, le moyen le plus économique de transformer directement l'énergie mécanique en énergie électrique, et réciproquement.

Machines d'induction* — Nous avons examiné deux cas particuliers qui nous ont montré la possibilité de recueillir à chaque instant un courant électrique produit par un mouvement de rotation continu. Avec l'un de ces dispositifs, on obtient des courants continus, c'est le cas du disque de Faraday; avec l'autre, on obtient des courants alternatifs, c'est le cas du cadre tournant.

La nature du champ magnétique dans lequel on fait tourner le conducteur mobile nous permettra de classer les différents électromoteurs fondés sur Tinduction. Si le champ est dû à de puissants aimants permanents, la machine sera magnéto-électrique ; si le champ est dû à des électro-aimants, elle sera dynamo-électrique ou, comme l'on dit abréviativement, dynamo. Dans ce dernier cas, le champ peut être excité par le courant même que produit la machine; si ce courant passe tout entier dans les électro-aimants, on aura une dynamo en série; elle sera en dérivation si les électroaimants ne sont excités que par une dérivation du courant principal; enfin on peut combiner les deux dispositifs et enrouler les électro-aimants d'un double circuit, l'un en série, l'autre en dérivation : la dynamo prend alors le nom de dynamo compound.

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