‹ Leçons de physique générale (volume 2)Chapitre 271 sur 308 · MÉTHODE D'OPPOSITION · texte numérisé non relu

MÉTHODE D'OPPOSITION

Soient deux piles ayant respectivement des forces électromotrices E et E'; réunissons-les par leurs pôles de mêmes noms : leurs forces électromotrices se retranchent, et l'intensité du courant produit dans un conducteur de résistance R sera donnée, d'après la loi d'Ohm, par la relation

pour que l'on ait I := o, il faut et il suffit que E = E'.

Imaginons donc que l'une des piles, E' par exemple, ait une force électromotrice variable : il suflit pour cela qu'elle soit formée d'un nombre variable n d'éléments identiques ayant chacun une force électromotrice e. On a alors E' = ne, et on fait varier n jusqu'à ce que I soit nul, c'est-à-dire jusqu'à ce qu'un galvanomètre, placé dans le circuit R, reste au zéro quand on ferme ce circuit.

Cette méthode a été imaginée en i855 par J. Regnaald. Voici comment il l'appliquait.

Il prenait comme unité de force électromotrice celle d'un couple thermo-électrique bismuth-cuivre, dont une soudure était à o, l'autre à 100°. Il avait soixante de ces couples associés en série; un contact glissant permettait de s'arrêter au pôle positif d'un couple de rang quelconque et d'avoir, par suite, une force électromotrice égale à un multiple quelconque, intermédiaire entre i et 60, de la force électromolrice e d'un élément.

Pour ne pas augmenter indéfiniment le nombre de ces petits couples, il prenait comme unité intermédiaire la force électromotrice du couple zinc-cadmium, qu'il avait trouvée égale à 55e. Pour étudier une pile quelconque, il lui opposait donc, d'abord a couples zinc-cadmium, puis P couples bismuth-cuivre : la force électromotrice inconnue x était donc

Dans cette méthode, le courant est nul à l'instant de la mesure ; si l'on prend soin de ne fermer le courant qu'un temps très petit, à l'aide d'une clef de Morse, par exemple, on évite toute polarisation.

Voici le schéma de la méthode d'opposition {^fig- 281) :

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