‹ Leçons de physique générale (volume 2)Chapitre 279 sur 308 · MESURE DES FORGES ÉLEGTROMOTRIGES DE CONTACT VRAIES · texte numérisé non relu

MESURE DES FORGES ÉLEGTROMOTRIGES DE CONTACT VRAIES

M. Pellat a réussi à mesurer la difl'érence vraie des potentiels de deux métaux au contact de la façon suivante.

Considérons l'appareil à écoulement {Jig> i35) par lequel M. Lippmann a montré la réversibilité des phénomènes électrocapillaires : un courant y prend naissance tant que le mercure coule. M. Pellat annule ce courant en introduisant dans le circuit une force électromotrice qui polarise la petite surface de mercure sans polariser la grande, au moins d'une façon appréciable; il trouve que la force électromotrice nécessaire est égale à o^°*S97 (nombre sensiblement égal à celui trouvé par M. Lippmann pour la force électromotrice qui rend maximum la constante capillaire).

Dans ces conditions, la couche double entre la petite surface de mercure et l'eau acidulée est nulle. Donc ces deux substances sont aux mêmes potentiels. La difliérence de potentiels de la grande surface C de mercure non polarisée et de l'eau acidulée est donc égale ào^-»S97.

M. Pellat remplace ensuite le mercure par l'amalgame de zinc pur liquide, et trouve ainsi que la force électromotrice vraie entre cet amalgame et l'eau acidulée est presque nulle (o^°'',02).

Il construit enfin une pile dont les électrodes sont le mercure et l'amalgame de zinc séparés par Teau acidulée, avec pôles de platine : cette pile a comme force électromotrice i^®*^,44«

Or, on a la relation

E = P, I Amalg. -h Amalg, | Eau -h Eau | Hg -H Hg | Pt.

On a trouvé auparavant

E = i,44, Eau I ng = o,97, Amalg. I Eau = — o, 02 ;

on en déduit

Pt ! Amalg. — Pt I Hg = o"»'S 49

OU, d'après la loi de Volta,

Hgi Amalg. = o-",49;

donc le mercure présente sur Tamalgame de zinc une différence de potentiel égale à o^''^S49«

Ainsi, dans celte pile, la différence de potentiels entre le liquide et le métal attaqué est à peu près nulle, tandis qu'elle est considérable entre les deux métaux.

Cas d'un métal et d'un liquide; cas de deux liquides. —

Pour obtenir la force électromolrice de contact, entre un métal et un liquide, M. Hankel a repris la méthode du condensateur hétérogène, en prenant comme plateau inférieur la surface libre d'un liquide contenu dans un large récipient, et comme plateau supérieur un plateau de cuivre. Mais ces mesures sont très incertaines, car il est impossible de tenir compte de la vapeur émise par le liquide, qui entraîne une cause d'erreur considérable.

Pour mesurer les forces électromotrices vraies de contact entre deux liquides, MM. Blondlot et Bichat ont utilisé la propriété du maximum de la constante capillaire.

Ils ont formé une pile à l'aide de deux masses de mercure surmontées par les deux liquides étudiés. Soient L et U ces deux liquides, la force électromotrice de la pile ainsi étudiée est

e = Hg I L -t- L I L'-+- V I Hg.

On détermine séparément, comme nous l'avons vu plus haut, les forces Hg | L et L' | Hg, et on obtient ainsi la force électromotrice vraie L | L'.

Ces physiciens ont trouvé ainsi que la force électromotrice vraie entre l'eau acidulée et le sulfate de soude au -^ est 0^^*^,226 (NaO, SO' positif).

D. - MESURES DES CAPACITES.

Nous avons indiqué, au Chapitre des mesures électrostatiques, le procédé employé pour mesurer la capacité à l'aide des électromètres.

Nous allons voir maintenant comment on peut arriver au même résultat avec les galvanomètres.

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