‹ Leçons de physique générale (volume 2)Chapitre 76 sur 308 · C. cl B. — II · texte numérisé non relu

C. cl B. — II

l3o ÊLBCTRIGITË STATIQUE.

Si Ton interpose cet instrument isolé entre la source et l^armature interne d'une batterie, le nombre des étincelles qui passent, la dis lance explosive restant constante, est proportionnel à la quantité d'électricité fournie à la batterie. Si l'on connaît la capacité de cette batterie et si l'on mesure, après avoir compté n étincelles, la différence de potentiel aux armatures, la formule M = CV permettra de connaître la charge totale et, par conséquent, la masse électrique m = — entraînée dans chaque étincelle.

On peut montrer la faiblesse du débit des appareils électrostatiques, comparé à celui des piles, en employant un galvanomètre à aiguille. On l'interpose entre les deux pôles de la machine. Un véritable courant le traverse, et la quantité d'électricité qui passe en une seconde, mesurée en coulombs, en exprime l'intensité en ampères. La déviation, qui dépend de la vitesse de rotation de la machine, comme son débit, va en augmentant, et il n'est pas difficile de trouver un galvanomètre dans lequel elle ne puisse pas dépasser 3o**, par exemple, alors que i élément Daniell attelé sur le même galvanomètre y donne une impulsion brusque et maintient Taiguille à 90^.

Une machine de Holtz ordinaire, double, tournant à 10 tours à la seconde, qui peut donner des étincelles de 2î*^™ correspondant à peu près à i3o 000 volts, donne, en marche normale, un débit qui peut approximativement être représenté par le nombre

I = 0,0002, en coulombs par seconde.

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