a^ H V HV
Négligeons le terme en jj^ , il reste
(- 4- ^) est la température absolue T initiale, ^ -f- tt est une constante de l'expérience. On a donc enfin
On mesurera donc en unités arbitraires la charge du condensateur par le nombre d'étincelles de la bouteille de Lane, et la quantité de chaleur ou l'énergie par le nombre de divisions dont se déplace la colonne indicatrice du thermomètre.
L'électricité était amenée jusqu'au thermomètre par des conducteurs à large section. Riess avait démontré que leur échaufiement était négligeable, en les enfermant dans son thermomètre.
Connaissant Q, on peut facilement en déduire la température à laquelle le fil a été porté pendant l'instant très court de la décharge; pendant ce temps, en effet, la chaleur est entièrement répartie dans le conducteur métallique, et, si l'on désigne par T sa température maximum, elle pourra se déduire de Féquation
Si l'on veut comparer non plus les batteries, mais les fils métalliques, on doit placer dans le même circuit alternativement les deux fils à comparer, l'un à l'intérieur du thermomètre, l'autre à l'extérieur, et y faire passer la même décharge. On constate que la quantité de chaleur, toutes choses égales d'ailleurs, varie avec la nature du fil; le travail équivalent dépensé pour traverser ce fil est donc variable avec sa nature ; tout se passe comme si chaque
l34 ÉLBCTHIGITÉ STATIQUB.
nature de fil opposait, sous une même longueur et sous un même diamètre, une r^5W^ance différente au mouvement de l'électricité. On est ainsi amené à la comparaison des résistances électriques des fils conducteurs.
On peut, pour un même métal, constater aisément que la résistance d'un fil varie proportionnellement à sa longueur et en raison inverse de sa section , de façon que si Ton désigne par p la résistance spécifique de ce métal, c'est-à-dire la résistance qu'il présente sous l'unité de longueur et sous l'unité de section, la résistance d'un fil de cette nature, de longueur / et de section 5, sera
en fonction d'une unité laissée arbitraire.
66. - RELATION ENTRE LA LONGUEUR DE L'ÉTINCELLE ET LA DIFFÉRENCE DU POTENTIEL.
La longueur de l'étincelle est intimement liée à la différence de potentiel des sources entre lesquelles elle éclate; elle dépend aussi, mais dans une moindre mesure, de la forme des conducteurs mis en présence. Sir W. Thomson et M. Baille ont publié des Tableaux numériques indiquant ces relations. Les recherches les plus récentes étant celles de M. Baille, nous publierons un Tableau de nombres résumant des expériences faites par lui, dans lesquelles l'étincelle jaillissait dans l'air sous une pression voisine de la normale o", 76 et à une température comprise entre i5® et 20° C.
Différences
de potentiels
en volts entre les conducteurs.
iti
ance
Deux plans.
Spbères égales
cph
do S«.
de 1"».
deO«- l.
o,3o ioGo5 10977 II 196 7*36
On voit, d'après ces nombres, que le potentiel correspondant à
MACHINES ÉLECTRIQUES. l35
une certaine distance explosive varie avec le diamètre des sphères employées; ils montrent aussi quMl n'y a pas proportionnalité entre le potentiel et la distance explosive. Ces résultats ont été confirmés par des expériences dues à MM. Bichat et Blondlot.
Des nombres établis par M. Mascart, pour de plus grandes distances explosives, rendront ce dernier résultat encore plus sensible.
Le Tableau suivant renferme quelques-uns des résultats des expériences pour deux boules de 22"*" de diamètre :
DIstanee
Différence
exploiiTe d.
de potentiel V en toIU.
256oo
IOI400
ii58oo
io35o
Ces résultats sont très intéressants à rapprocher de ceux obtenus par MM. Warren de la Rue et H. Mûller, en employant comme source productrice de la différence de potentiel non plus des machines électrostatiques, mais leur célèbre pile de 1 2 000 éléments au chlorure d'argent, de force électromotrice i'®'i,o3.
La force électromotrice était mesurée immédiatement par le nombre des éléments. Le Tableau suivant est relatif à des explosions entre deux disques :
DUUnce
Différence
exploslTe cf.
da potentiel V en toIU.
3ooo
5ooo
36ooo
ÏIOOO
ii33o
i36 ÉLECimiaTt statique. — MÂCHons ftucruQuis.
BIBUOGRAPHIE DU CHAnTRE X.
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