DÉBIT. - BOUTEILLE DE LANE
On appelli- débit d'une machine électrique la quantité 1 d*électri-
qu'elJe peut fournir en une seconde. Il se produit ce qu'on
appell» rani; un débit de 1 coulomb à la seconde équivaut
m courant de 1 ampère. Que l'intensité soit exprimée dans le
des u. e. s. ou dans le système pratique, elle est reli<
la quai la formule Q = I*; il en résulte que les dimensions
ont L'M'T 2. Si l'on représente par E la diffère] \ k — - \ ,. de potentiel à ses deux pôles, le travail électrique par ra pour expression Kl : c'est ce qu'on appelle la puissai (a machine ; si I est exprimé en coulombs à la seconde
- et VB — \ h en volts, la puissance est exprimée en watls. ut 1 joule ou 101 ergs à la seconde.
Les machines électrostatiques sont à haut potentiel el à faible débit. Le débit des machines à influence est en général très supérieur à celui des machines à frottement.
La bouteille de Lane (Jlg* 97) fournit un moyen très simple de
mesurer le débit des machines.
Ce petit appareil est une bouteille de Leyde dont l'armature externe communique avec un bouton porté par le bras horizontal d'une potence D munie d'une vis micrométrique, de telle façon qu'on puisse l'amener au contact d'un bouton analogue A qui termine l'armature interne; l'appareil micrométrique est alors à zéro. Si l'on éloigne les deux boulons, le micromètre permet de mesurer très exactement la distance explosive; à chaque distance correspond une différence de potentiel nécessaire pour qu'une étincelle puisse jaillir; chaque étincelle produite pour une distance donnée entraîne une même quantité d'électricité.
Si l'on interpose cet instrument isolé entre la source et l'armature interne d'une batterie, le nombre des étincelles qui passent, la distance explosive restant constante, est proportionnel à la quantité d'électricité fournie à la batterie. Si Ton connaît la capacité de cett< batterie et si Ton mesure, après avoir compté n étincelles, la dîff^" rence de potentiel aux armatures, la formule Q = CV permettra *** connaître la charge totale et, par conséquent, la masse électri<"li,c
q = — entraînée dans chaque étincelle.
On peut montrer la faiblesse du débit des appareils électron ia" tiques, comparé à celui des piles, en employant un galvanomètf"^ ? aiguille. On l'interpose entre les deux pôles de la machine. Un v*^1 * table courant le traverse, et la quantité d'électricité qui passe ^ une seconde, mesurée en coulombs, en exprime l'intensité en ai *** pères. La déviation, qui dépend de la vitesse de rotation de machine, comme son débit, va en augmentant, et il n'est pas diflic? de trouver un galvanomètre dans lequel elle ne puisse pas dépas^* 5o°, par exemple, alors que 1 élément Daniell attelé sur le mêi*1' galvanomètre y donne une impulsion brusque et maintient l'aiguif*' à 900.